Boualem Sansal : « Je suis super bien » chez Grasset malgré la polémique
Boualem Sansal : « Je suis super bien » chez Grasset

L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal a affirmé sur France Inter, mardi 26 mai 2026, se sentir « super bien » chez Grasset, la maison d'édition qui publiera son nouveau livre, et avoir été « interpellé » par les protestations des auteurs après le limogeage de son directeur Olivier Nora.

Un nouveau livre très attendu

« Je suis super bien, franchement » chez Grasset, a déclaré l'écrivain à une semaine de la sortie, le mardi 2 juin 2026, de La légende, un récit de son incarcération d'un an en Algérie, jusqu'au 12 novembre 2025.

Les raisons d'un départ de Gallimard

Boualem Sansal s'est retrouvé au cœur d'une polémique lorsqu'il a décidé de quitter Gallimard, son éditeur historique, pour Grasset, filiale de Hachette Livre, groupe appartenant au milliardaire Vincent Bolloré. Il a expliqué que ce choix était motivé à la fois par des raisons politiques et matérielles : Antoine Gallimard lui aurait demandé de quitter l'appartement mis à sa disposition après son retour en France fin 2025.

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Le montant du contrat fait débat

L'écrivain a indiqué avoir été surpris d'apprendre que son à-valoir s'élevait à « un million d'euros », soit « dix fois plus » que les 100 000 euros promis par Gallimard. « Je n'ai pas encore touché ce million. J'aimerais bien, parce que j'ai beaucoup besoin d'argent », a-t-il précisé dans l'émission Sept à Huit diffusée le dimanche 24 mai 2026 sur TF1.

Réaction à la fronde des auteurs

Olivier Nora, qui dirigeait Grasset depuis vingt-six ans, est « un monsieur extraordinaire », a estimé Sansal. « Tout se présentait bien » jusqu'à l'annonce de son départ. « Une semaine après, des auteurs annoncent qu'ils vont quitter Grasset », a-t-il ajouté, en référence à la tribune signée par quelque 200 auteurs refusant de publier dans cette maison. « Ils savent que Bolloré est patron de Grasset depuis quatre ans. Pourquoi ne sont-ils pas partis il y a quatre ans ? C'est normal qu'une entreprise change de patron. Pourquoi pas ? Ça m'a interpellé », a conclu l'écrivain octogénaire, précisant qu'Olivier Nora n'avait pas encore quitté Grasset.

Le récit de son incarcération

Dans La légende, Boualem Sansal raconte sa vie en prison en Algérie, où il estime avoir été « l'otage personnel du président » Abdelmadjid Tebboune. Sur TF1, il a contesté les qualificatifs d'extrême droite : « Ma critique porte sur l'islam, l'islamisme et les islamistes, car l'islam a détruit mon pays, l'Algérie. »

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