Le parcours douloureux d'une icône du patinage
Cinq titres de championne du monde, une médaille d'or olympique en 2022 et une d'argent en 2018 : le palmarès de Gabriella Papadakis pourrait laisser croire à une carrière idyllique. Pourtant, dans son ouvrage « Pour ne pas disparaître » publié chez Robert Laffont, la patineuse française lève le voile sur une réalité bien plus sombre.
Une enfance sous pression et un rapport ambigu au sport
Dès son plus jeune âge, Gabriella Papadakis entretient une relation complexe avec sa mère, qui fut également sa première entraîneuse. Si la glace lui procure du bonheur, elle y découvre rapidement un univers marqué par des injonctions à la beauté et à l'ultraféminité, à l'opposé de sa personnalité de « garçon manqué ». Ce décalage installe un profond mal-être.
Une association fructueuse mais toxique avec Guillaume Cizeron
À dix ans, elle forme un duo prometteur avec Guillaume Cizeron, une rareté dans le milieu du patinage. Leur complicité initiale laisse place, au fil des années, à une dynamique oppressive. Gabriella Papadakis se sent progressivement mise en retrait, puis terrorisée par la présence de son partenaire, conduisant à leur séparation après leur sacre olympique.
Des traumatismes longtemps tus
La championne évoque également deux viols subis durant son adolescence : l'un dans la sphère privée, l'autre perpétré par un entraîneur bien plus âgé. Ces agressions, qu'elle a mis des années à nommer et à comprendre, ont profondément marqué son parcours.
Un témoignage pour briser le silence
En partageant son histoire, Gabriella Papadakis souhaite servir de guide aux jeunes patineuses qui, comme elle, pourraient douter de la légitimité de leur souffrance. Son récit poignant vise à libérer la parole dans un milieu souvent silencieux sur ces questions.



