Une scène devenue légendaire réinventée avec grâce
La soirée du jeudi 5 février 2026 au Palais Garnier, à Paris, a été marquée par un moment de pure magie chorégraphique. Dans le ballet Le Parc, créé en 1994 par le chorégraphe Angelin Preljocaj pour le Ballet de l'Opéra national de Paris, la scène du baiser volant, devenue quasi iconique, a une nouvelle fois captivé l'audience.
Une performance physique et artistique exceptionnelle
Après plus d'une heure de chassé-croisé narratif et dansé, le couple vedette, interprété par Hannah O'Neill et Guillaume Diop, s'étreint dans une séquence d'une beauté saisissante. Sur la pointe des pieds, la danseuse ventouse sa bouche sur celle de son partenaire et se suspend à son cou. Lui, bascule lentement en arrière tandis que les jambes de sa partenaire décollent à l'horizontal, créant une illusion de lévitation.
Cette figure, rebaptisée flying kiss par l'étoile Dorothée Gilbert, qui l'a popularisée dans une publicité pour Air France réalisée par Preljocaj en 2011, exige une maîtrise technique absolue pour éviter tout vrillage. La performance a été ovationnée par le public, subjugué par la virtuosité des interprètes.
Une alchimie parfaite entre musique et mouvement
La scène prend une dimension chair de poule grâce à l'accompagnement musical ascensionnel du Concerto pour piano n° 23 de Mozart. Cette partition sublime renforce l'émotion et l'élan du mouvement, faisant de ce baiser aérien le point culminant d'un spectacle déjà ultra-virtuose et dynamique.
Guillaume Diop, qui a remplacé Germain Louvet au pied levé, a formé avec Hannah O'Neill un duo d'une complicité et d'une précision remarquables. Leur interprétation a insufflé une fraîcheur et une intensité nouvelles à cette œuvre majeure du répertoire contemporain.
Cette reprise de Le Parc confirme la pérennité et la puissance évocatrice de la chorégraphie d'Angelin Preljocaj, capable, plus de trente ans après sa création, de continuer à émerveiller et à émouvoir les spectateurs.



