Un duo nordiste choisi par Robert Smith
Aurélie Bruère et Guillaume Pannequin, professeurs dans le Nord, forment le duo Zélie Zéphyr. Avec seulement quatre vidéos en ligne, ils ouvriront les trois concerts de The Cure aux Arènes de Nîmes les 24, 25 et 26 juillet 2026. Une sélection directe de Robert Smith, sans passer par les circuits habituels.
« On ne sait pas comment cette décision s’est déroulée », raconte Aurélie. « Quand je l’ai appris, je venais d’accoucher depuis un mois. J’étais à la maison avec mon bébé quand j’ai reçu l’appel. Au début, on a pensé à un canular. »
Une révélation inattendue
Le duo est presque invisible sur internet : peu de vues, aucune présence marquée sur les plateformes. « Deux semaines après, l’affiche officielle de The Cure nous annonçait en première partie. Là, on a compris que c’était vrai », sourit Aurélie. Guillaume se souvient : « Je donnais un cours de musique quand j’ai appris la nouvelle. Mes élèves m’ont vu devenir tout blanc ! »
Robert Smith avait déjà fait ce geste en 2000 avec le groupe français Ekova. « Il est toujours à l’affût, toujours curieux, il n’est pas blasé du tout », explique Guillaume.
Un univers pop électro intime
Zélie Zéphyr propose une pop électro sensible, poétique et intime. Leur projet déroule le fil d’une vie, de la naissance à la mort, en six chapitres. « Chaque chanson est un chapitre. On voulait un choix cohérent qui raconte quelque chose », détaille Aurélie.
Parmi les morceaux sélectionnés pour les trente minutes de concert : The Road (le chemin de vie), Seeds (inspiré de leur parcours vers la parentalité) et Liar (sur la quête d’identité). « J’aimerais que les gens soient émus par notre musique. Nous faisons de la musique avec nos tripes, sans chercher à suivre les modes », confie la chanteuse.
Un défi de taille aux Arènes
Depuis l’annonce, les répétitions s’enchaînent chaque semaine. Machines, pédales et déclenchements électroniques sont peaufinés. « On travaille pour donner le maximum sur scène et surtout savourer cette chance que l’on a », assure Aurélie.
Guillaume mesure le vertige : « Ce sont 2 000 ans d’histoire qui nous contemplent. Quand on pense aux bâtisseurs, jamais ils n’auraient imaginé ce qui allait se passer ici. »
Cette histoire exceptionnelle montre que quelques chansons sincères peuvent encore attirer l’oreille d’une légende. Le rêve discret de deux enseignants nordistes prendra une dimension immense devant des arènes combles.



