Le film australien « Wake in Fright » (1971), réalisé par Ted Kotcheff, ressort en salles en France le 19 août 2026. Considéré comme un chef-d'œuvre longtemps oublié, ce thriller psychologique plonge le spectateur dans une descente aux enfers au cœur de l'outback australien. Le film, qui a failli disparaître à jamais, est aujourd'hui restauré et présenté dans une version remastérisée.
Un film longtemps considéré comme perdu
« Wake in Fright » raconte l'histoire de John Grant, un enseignant contraint de passer une nuit à Bundanyabba, une ville minière isolée du Nouveau-Galles du Sud. Ce qui devait être une simple escale se transforme en un cauchemar éveillé, où l'alcool, la violence et la folie règnent en maîtres. Le film, adapté du roman de Kenneth Cook, avait été projeté au Festival de Cannes en 1971, mais avait ensuite sombré dans l'oubli.
Pendant des décennies, le film a été considéré comme perdu, les négatifs originaux ayant été détruits. Selon l'article de Libération, c'est grâce à un travail de recherche minutieux que le film a été retrouvé. « Un employé des studios a retrouvé une copie dans un carton oublié, » précise l'article. Cette copie a permis une restauration complète, redonnant vie à cette œuvre unique.
Une plongée cauchemardesque dans l'outback australien
Le film se distingue par son atmosphère oppressante et sa représentation crue de la masculinité toxique. Les scènes de chasse aux kangourous, filmées de manière documentaire, ont choqué à l'époque et continuent de marquer les esprits. « Wake in Fright » est souvent décrit comme un film qui capture l'essence même de l'angoisse existentielle, un sentiment d'isolement et de perte de repères.
La performance de l'acteur principal, Gary Bond, est saluée par la critique. Il incarne avec justesse la descente aux enfers de son personnage. Le film a également marqué les débuts de l'actrice Jacki Weaver, qui y tient un rôle secondaire mais mémorable. Selon l'article, « le film a été un choc pour le public australien de l'époque, qui n'était pas habitué à voir son pays représenté de manière si sombre. »
Une redécouverte saluée par la critique
La ressortie en salles de « Wake in Fright » est un événement pour les cinéphiles. Le film a été salué par des réalisateurs renommés, comme Martin Scorsese, qui a déclaré : « C'est un film qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus. » Cette citation, rapportée par l'article, souligne l'impact durable de l'œuvre de Ted Kotcheff.
La restauration a été réalisée par la National Film and Sound Archive of Australia, qui a travaillé à partir de la copie retrouvée. Le résultat est une image nette et un son clair, qui permettent de redécouvrir la beauté âpre des paysages australiens. Le film, qui dure 109 minutes, est proposé en version originale sous-titrée.
Cette ressortie offre une occasion unique de voir ou revoir un film qui a marqué l'histoire du cinéma australien. Il est présenté dans plusieurs salles à travers la France, notamment à Paris, Lyon et Marseille. Selon l'article, « les cinéphiles ne devraient pas manquer cette chance de découvrir ce classique méconnu. »



