« Toy Story 5 » : un énième opus sans surprise ni défaut
Critique – Film d’animation par Andrew Stanton et McKenna Harris (États-Unis, 1h42). En salle le 17 juin ★★☆☆☆
Par Nicolas Schaller
Publié le 16 juin 2026 à 18h05
Lecture : 1 min.
Le problème avec les gens qui ont eu du génie, c’est qu’on leur pardonne mal de se reposer sur leur savoir‑faire. Il en va ainsi de Pixar comme de Toy Story, saga matricielle du studio et de l’animation en images de synthèse, dont ce cinquième épisode marque les trente ans et, à l’image de ses personnages, l’obsolescence.
Rien de très neuf au scénario qui voit la petite Bonnie se détourner de ses vieux jouets préférés pour les remplacer par Lilypad, une tablette connectée lui permettant de jouer en ligne avec ses nouvelles copines. Signe des temps : la fronde des joujoux pour recouvrer l’affection de la gamine est menée par la cow‑girl Jessie dans ce qui se révèle être l’épisode le plus fifille de la série. Les mecs, eux, sont à la ramasse : Woody le cow‑boy souffre de calvitie (bon running gag) et Buzz l’Éclair fait une nouvelle fois face à sa nature reproductible.
L’ouverture du film, où une armée de Buzz, rescapés d’une cargaison de jouets abandonnée, s’échappe d’une île déserte, constitue d’ailleurs le seul moment fort de ce divertissement familial sans défaut ni surprise, digne d’un bon direct‑to‑Disney+.
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