Le cinquième opus de la saga Toy Story est actuellement projeté à Saint-Chély-d'Apcher. Malgré une tendance de Disney à phagocyter l'esprit Pixar, notre petit cœur ne peut qu'être ému face au retour de nos jouets préférés. Ils sont une nouvelle fois au cœur d'une histoire pleine d'action, qui tourne autour des grands thèmes ayant forgé la série : la peur de vieillir, la hantise de l'abandon, la nostalgie d'une ère perdue, la méfiance envers la modernité, qui prend le visage de Lilypad, une tablette connectée.
Un danger moderne pour les jouets
Le danger plane sur notre petite communauté de jouets à l'ancienne, puisque, dans tous les foyers, la machine les remplace. Le cartoon opère un nouveau virage : ce n'est plus un enfant qui vieillit et abandonne ses jouets, c'est toute une génération d'enfants qui ne jure plus que par sa tablette, les jouets étant menacés de disparaître corps et biens.
Une aventure fidèle à l'esprit de la saga
Autre nouveauté : le film est cette fois porté par le personnage de la cow-girl Jessie, un virage féministe plutôt bienvenu. Les autres jouets, quant à eux, laissent la place à quelques jouets électroniques déjà ringards parce que très rudimentaires. Une belle idée, en ce qu'elle annonce aux enfants que leurs chères tablettes sont elles aussi destinées à l'obsolescence.
Toutes ces nouveautés n'empêchent pas le film d'être très fidèle à son esprit : nostalgie et humour, aventures à fond de train et fines allusions. Certes, ce volet ne renouvelle pas beaucoup la recette, mais il est suffisamment inventif et ébouriffant sur le plan technique pour rejoindre, sans démériter, les autres opus. Une petite merveille, bouleversante et drôle.



