Le dernier film du réalisateur sud-coréen Sang-Ho Yeon, intitulé « The Ugly », sort en salles le 29 juillet. Ce thriller dramatique d'une durée d'1h42 met en vedette Jeong Min Park et Hae-hyo Kwon. Malgré une réalisation acérée, le film peine à convaincre en raison d'un scénario trop complexe, selon le critique Xavier Leherpeur.
Une intrigue labyrinthique
L'histoire suit le fils d'un graveur de sceaux réputé et non voyant. Persuadé depuis toujours que sa mère s'était enfuie après sa naissance, il découvre l'histoire enfouie de celle-ci lorsque ses ossements refont surface. Crime ou accident ? Les pistes et les interrogations sont nombreuses. Le seul fait certifié par les rares témoignages recueillis est qu'elle était d'une laideur rare.
Un héritage complexe
Le film, adapté d'un roman graphique, mêle drame familial, mémoire prolétaire au lendemain de la guerre entre les deux Corées, violence du libéralisme et ostracisation de la différence. Il sort quelques semaines après le jubilatoire « Colony », également de Yeon, ce qui accentue la déception. La réalisation tranchante ne parvient pas à pallier les faiblesses d'un scénario trop alambiqué, selon Leherpeur.
Une note en demi-teinte
Le film reçoit une note de deux étoiles sur quatre, signe d'une œuvre ambitieuse mais inaboutie. Le critique souligne que la complexité narrative, loin de servir le propos, finit par perdre le spectateur. Malgré des thèmes forts et une direction artistique soignée, « The Ugly » peine à séduire pleinement.



