Olivier Panis : « Gagner, je n'y pensais pas une seconde »
Il y a trente ans, le 19 mai 1996, Olivier Panis remportait son unique victoire en Formule 1 lors du Grand Prix de Monaco. Parti de la 14e place sur la grille, le pilote français a réalisé une remontée fantastique sous la pluie, offrant à Ligier son dernier succès. Aujourd'hui patron d'écurie en endurance, il revit ce moment d'éternité.
Un souvenir gravé
« Quand on me dit que c'était il y a trente ans, ça me donne le vertige », confie Panis. « J'ai l'impression de l'avoir vécu hier. Cette victoire reste ancrée dans ma mémoire. De tels moments, on ne peut pas les oublier. » Pour lui, Monaco est « la course de l'année », un monument avec les 24 Heures du Mans et les 500 Miles d'Indianapolis.
La stratégie osée
Parti avec le plein d'essence, Panis savait que la pluie pourrait « brouiller les cartes ». « Gagner, je n'y pensais pas une seconde », avoue-t-il. Mais les ingénieurs avaient tout calculé. Les dépassements, comme celui sur Eddie Irvine à l'épingle du Loews, ont marqué les esprits. « Je dois rester sur le carreau neuf fois sur dix », reconnaît-il.
Le dénouement
Après les abandons de Damon Hill et Jean Alesi, Panis se retrouve en tête. À 20 tours du but, le muret lui demande un ravitaillement, mais il refuse : « Pas question de s'arrêter. Aidez-moi à savoir combien je dois consommer. » Il termine avec le réservoir à sec. « Après le tour d'honneur, ils ont essayé de remettre le moteur en route et n'y sont jamais parvenus. »
Un regard sur la F1 actuelle
Panis critique les moteurs hybrides actuels : « Ce groupe motopropulseur 50 % électrique, 50 % thermique, je ne pige pas l'intérêt. » Il se réjouit du retour annoncé d'un V8 avec électrification mineure. « La F1 doit faire du bruit, être du sport. » Malgré tout, il reste optimiste : « Les décideurs sont intelligents, ils vont rectifier le tir. »
Patron d'écurie
Depuis dix ans, Panis dirige sa propre écurie en European Le Mans Series. Champion en 2025, il rêve de gagner les 24 Heures du Mans. « J'adore Le Mans, son circuit XXL, cette atmosphère incomparable. Entrer au palmarès, j'en rêve depuis la création du Panis Racing. »



