Nino, un premier film lumineux et bouleversant
Récompensé aux César 2026, le premier long métrage de Pauline Loquès, Nino, suit un jeune homme confronté à un cancer dans un récit délicat et lumineux. Ce soir à 20h50 sur Ciné+ Festival et disponible à la demande sur myCANAL.
Nino n’a pas 30 ans. Le jour de son anniversaire, on lui diagnostique un cancer de la gorge. Il dispose de deux jours avant d’entamer son traitement. Deux jours de fête avec ses proches et de rencontres impromptues dans Paris, car Nino a perdu les clés de chez lui. Après Cléo de 5 à 7, voici Nino, le temps d’un week-end.
On pourrait sortir les formules toutes faites du drame plein de vie sur la maladie, beau par sa justesse, bouleversant de pudeur. Cela ne rendrait pas justice aux finesses sensibles de ce premier film, ancré dans son temps, dont le scénario balisé prêtait le flanc au pire.
Un protagoniste attachant
D’abord, il y a le choix du protagoniste, un gars à côté des choses, inerte depuis le décès accidentel de son père, qui, au contact de sa propre mortalité, revient aux autres et au monde. Histoire d’amitié et de renaissance avant de devoir affronter son cancer.
Des acteurs remarquables
Ensuite, il y a les acteurs, tous remarquables, à commencer par Théodore Pellerin, qui trouve, à 28 ans, le rôle que certains passent une vie à attendre. Le film est porté par une interprétation sensible et juste.
Diffusion : Mardi 16 juin à 20h50 sur Ciné+ Festival. Drame français de Pauline Loquès (2025). Avec Théodore Pellerin, William Lebghil, Salomé Dewaels. 1h36. Disponible à la demande sur myCANAL.



