Nadav Lapid : « Une forme de terreur fonctionne » face au boycott
Nadav Lapid : « Une forme de terreur fonctionne »

Nadav Lapid : « Une forme de terreur fonctionne » face au boycott

Le réalisateur israélien Nadav Lapid, connu pour sa virulence contre la politique de Benyamin Netanyahou, a annulé sa participation au Festival international de cinéma de Marseille (FID) sous la pression d'appels au boycott culturel d'Israël. Dans un entretien au Nouvel Obs, il revient sur cette décision prise à son corps défendant.

Un contexte de guerre culturelle

Ce nouvel épisode s'inscrit dans la guerre culturelle liée au conflit à Gaza. Invité comme juré et pour une masterclass au FID Marseille, prévu du 7 au 12 juillet, Nadav Lapid a été contraint d'annuler sa venue. Les organisateurs subissaient depuis des semaines des menaces, intimidations et pressions de la part de militants du boycott culturel d'Israël.

Des réalisateurs retirent leurs films

Une dizaine de réalisateurs ont retiré leurs films de la programmation pour protester contre la présence du cinéaste israélien. Lapid dénonce une « forme de terreur » qui s'exerce sur les festivals et les artistes, limitant la liberté d'expression et de débat.

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Un cinéaste engagé

Nadav Lapid a toujours critiqué la politique de Netanyahou et soutenu la cause palestinienne. Il estime que ce boycott est contre-productif et qu'il nuit au dialogue nécessaire entre les cultures. « Le boycott ne fait que renforcer les extrémistes des deux côtés », déclare-t-il.

Des conséquences pour le festival

Le FID Marseille se trouve pris dans une polémique qui dépasse le cadre cinématographique. Les organisateurs expriment leur regret et soulignent que le festival reste un espace de liberté et de diversité. Ils espèrent que ces tensions n'affecteront pas la tenue de l'événement.

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