MK2 : «Le cinéma est un art populaire qui doit rester accessible»
MK2 : «Le cinéma est un art populaire accessible»

À l'occasion des 50 ans du groupe MK2, Nathanaël et Elisha Karmitz, les codirigeants, réaffirment leur conviction : « Le cinéma est un art populaire qui doit rester accessible. » Dans un entretien accordé à Libération, ils reviennent sur l'histoire de l'entreprise fondée par leur père, Marin Karmitz, et sur les défis actuels du secteur.

Un héritage familial et une vision commune

Les deux frères, qui ont repris les rênes de MK2 en 2016, perpétuent l'héritage de leur père tout en l'adaptant aux enjeux contemporains. « Nous avons grandi dans le cinéma, c'est une histoire de famille », confie Nathanaël. Leur objectif : maintenir l'équilibre entre exigence artistique et succès commercial, une ligne de conduite héritée de Marin Karmitz, qui a fait de MK2 un acteur majeur du cinéma d'auteur.

L'accessibilité, un combat permanent

Pour les Karmitz, l'accessibilité ne se limite pas aux tarifs. Elle passe aussi par la diversité des films proposés et par l'éducation à l'image. « Nous devons toucher tous les publics, y compris ceux qui sont éloignés des salles obscures », insiste Elisha. MK2 multiplie les initiatives : séances à tarifs réduits, partenariats avec des associations, et actions pédagogiques dans les écoles.

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Un modèle économique sous tension

Le secteur du cinéma traverse une crise profonde, accentuée par la concurrence des plateformes de streaming. « Nous devons nous réinventer sans cesse », reconnaît Nathanaël. MK2 a diversifié ses activités : production, distribution, salles, mais aussi édition vidéo et festivals. Le groupe investit notamment dans la rénovation de ses cinémas pour offrir une expérience unique au spectateur.

L'avenir : entre tradition et innovation

Alors que les salles de cinéma voient leur fréquentation baisser, les Karmitz restent optimistes. « Le cinéma en salle a un avenir, car il offre une expérience collective et immersive que rien ne remplace », affirment-ils. Ils misent sur l'innovation technologique, comme la projection laser ou le son immersif, pour attirer de nouveaux spectateurs.

Un appel aux pouvoirs publics

Les deux dirigeants appellent à un soutien renforcé de l'État pour préserver la diversité culturelle. « Il faut des politiques publiques ambitieuses pour que le cinéma reste accessible à tous », plaident-ils. Ils saluent les mesures existantes, comme le pass Culture, mais estiment qu'il faut aller plus loin, notamment en faveur des zones rurales et des quartiers prioritaires.

En 50 ans, MK2 est devenu un symbole du cinéma indépendant en France. Avec Nathanaël et Elisha Karmitz, le groupe entend poursuivre cette aventure, fidèle à sa devise : un cinéma populaire, exigeant et accessible.

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