Sorti à la fin de l'été 2024, le premier volet des aventures de Golo et Ritchie, tandem vedette des réseaux sociaux, avait engrangé plus de 432 000 entrées. Produit sans grands moyens mais doté d'un sens malicieux de l'écriture, ce road-movie à vélo avait conquis le public. Il n'en fallait pas moins pour qu'une suite soit mise en chantier. Le principe de répétition est parfois source de déception, mais ce n'est pas le cas ici.
Une divergence d'ambitions source de comédie
L'infatigable Golo, « Zébulon » citoyen ayant à cœur de lutter contre les injustices et clichés liés à la banlieue, accompagne des enfants de son quartier en Camargue dans le but de rénover puis vendre un bateau à l'abandon afin d'offrir des congés à d'autres gamins défavorisés. D'abord réticent, Ritchie finit par débarquer avec un seul objectif affiché : se la couler douce.
Cette divergence d'ambitions est une source intarissable de situations cocasses où la débrouillardise de l'hyperactif Golo se heurte au lymphatisme débonnaire de son ami atteint d'un syndrome autistique. En supplément d'âme, une mélancolie persistante, liée au futur incertain de nos deux amis, menacés par le mur des réalités dont ils prennent peu à peu conscience.
Une suite réussie
Le film, réalisé par Ahmed Hamidi et Martin Fougerol, dure 1h17 et sort en salle le 22 juillet. Selon Xavier Leherpeur, critique, cette comédie est réussie, portée par deux acolytes un peu (trop) différents. La note attribuée est de trois étoiles sur cinq.



