Les Misérables de Fred Cavayé : une adaptation qui fait souffler un vent nouveau
Les Misérables : le film de Fred Cavayé séduit

La nouvelle adaptation des Misérables, réalisée par Fred Cavayé et portée par un casting prestigieux, s'annonce comme un succès public. Le film, qui réunit Vincent Lindon, Tahar Rahim, Camille Cottin, Benjamin Lavernhe, Noémie Merlant, Meghan Northam, Marie Colomb et Vassili Schneider, modernise le classique de Victor Hugo tout en restant fidèle à son esprit.

Une œuvre intemporelle qui résonne aujourd'hui

« Les Misérables est porté à l'écran tous les trente ans. Victor Hugo a écrit une histoire universelle mais surtout intemporelle qui résonne pour toutes les générations et encore plus aujourd'hui », souligne l'équipe du film. Cette déclaration fait écho à celle de l'écrivain lui-même : « Tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles ».

La pauvreté et l'injustice sociale trouvent toujours un écho dans notre société actuelle. Tahar Rahim, qui incarne Javert, le policier rigide persuadé que la délinquance est innée, défend des idées généreuses : « Comme le livre, le film ne propose pas obligatoirement une solution mais une prise conscience sur le fait que nous, le genre humain, avons créé cette misère que Victor Hugo aimait à juxtaposer à la maladie. Si l'homme l'a créée, il peut l'éradiquer. »

Des personnages toujours aussi marquants

Camille Cottin et Benjamin Lavernhe interprètent les Thénardiers, ce couple dont le nom est devenu synonyme de maltraitance. « C'est un peu triste d'avoir besoin de reraconter Les Misérables. Au-delà d'un grand divertissement avec du thriller, de l'action et de l'amour - tout ce qui nous fait vibrer au cinéma - il y a une dimension politique », déclare Benjamin Lavernhe. Le comédien est méconnaissable en être veule, pétrifié d'amour devant son épouse cupide que Camille Cottin rend terrifiante. « Les Misérables montre que la foi en l'humain et l'amour peuvent triompher, précise cette dernière. Cela fait partie des œuvres qui nous permettent de garder espoir en l'humanité. »

Noémie Merlant défend, quant à elle, les couleurs de l'infortunée Fantine, personnage tragique condamné d'avance malgré ses efforts désespérés pour s'en sortir. « Montrer Les Misérables, c'est une fenêtre sur tous ces cris et ces gens qu'on n'écoute pas, qu'on n'entend pas et même qu'on piétine, insiste-t-elle. C'est plus qu'important, c'est vital pour le bien de notre société. »

Une adaptation fidèle et épique

Fred Cavayé a su rester fidèle à l'esprit de Victor Hugo tout en retrouvant le souffle épique de son récit. Cette impression de redécouvrir (ou de rencontrer pour la première fois) ces personnages, tous victimes d'un système violent où ils se frayent un chemin, est toujours aussi salutaire. Ces Misérables ont tous les atouts pour connaître un immense succès public.