Kurt Russell, star des années 80, reçoit la Nymphe de Cristal à Monte-Carlo
Kurt Russell récompensé au Festival de Monte-Carlo

L'acteur légendaire Kurt Russell, âgé de 75 ans, a été honoré d'une Nymphe de Cristal pour l'ensemble de sa carrière lors de la cérémonie de clôture de la 65e édition du Festival de télévision de Monte-Carlo, ce mardi 16 juin 2026. Star de films cultes comme Stargate ou Tango et Cash, il est actuellement à l'affiche de deux séries à succès : The Madison et Monarch.

Une popularité immense à Monaco

Tout le monde voulait voir Kurt Russell à Monaco. Les fans, les journalistes, les employés du Grimaldi Forum et les membres du festival : rarement l'arrivée d'une star n'avait suscité une telle excitation. Alors que la fin de cette 65e édition approchait, Kurt Russell est arrivé pour apporter un peu de baume au cœur. Avant de recevoir sa récompense, l'acteur à la chevelure impeccable a pris le temps d'évoquer son immense carrière.

Ayant débuté à l'écran à 10 ans – son père était acteur dans la série Bonanza –, marié à l'actrice Goldie Hawn et père d'enfants évoluant dans le milieu (sa belle-fille Kate Hudson et son fils Wyatt Russell), Kurt Russell maîtrise les secrets du cinéma et de la télévision. Star des années 80 grâce à des films cultes de John Carpenter (The Thing, New York 1997, Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin), il n'a jamais été rassasié.

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Actuellement, il est à l'affiche de deux séries plébiscitées : The Madison, une création dérivée de l'univers Yellowstone de Taylor Sheridan sur Canal+, et Monarch, dont l'ambiance évoque Godzilla et dont la saison 2 est diffusée sur Apple TV+. « Dans la rue, c'est drôle, car je vois des gens qui me posent des questions sur les monstres de Monarch et la suite de The Madison. Ce sont deux publics différents et ça me plaît assez », rigole-t-il.

Un honneur et une fierté

Dans la série d'Apple, il partage l'affiche avec son fils Wyatt, qui incarne son personnage plus jeune. « C'était une belle opportunité de tourner ensemble. Je sais que Goldie Hawn et Kate Hudson ont déjà tourné ensemble et j'avais vu les bénéfices d'une telle expérience. Wyatt a commencé une carrière de hockeyeur sur glace (il a joué en première division aux Pays-Bas) avant de devenir acteur. Il commence à faire des rôles marquants, je suis très fier de lui », déclare Russell.

Recevoir une récompense comme la Nymphe de Cristal à 75 ans, après 60 ans de carrière, reste un honneur : « Je suis heureux de revoir le Prince Albert, je l'ai connu très jeune. C'est un honneur de recevoir ce prix. » Ce prix couronne une carrière maîtrisée, avec des collaborations avec Quentin Tarantino (Boulevard de la mort, Les Huit Salopards), Roland Emmerich (Stargate) ou Wolfgang Petersen (Poséidon).

Un métier avant tout humain

« J'ai toujours été fasciné par l'être humain et mon métier est avant tout humain. Quand vous devez faire un coup décisif au baseball, c'est un challenge stressant. Acteur, c'est différent. Si vous ratez un film, quel est le souci ? Personne n'ira le voir et il sera oublié pendant très longtemps. Ma vie est donc facile. Personne n'attendait Snake Plissken ou Jack Burton [ses personnages dans New York 1997 et Les Aventures de Jack Burton, ndlr], on les a inventés et ça a plu au public. Mon boulot est de faire quelque chose que j'aime et qui plaît aux gens », résume-t-il humblement.

Le plaisir de jouer est toujours plus agréable quand le projet trouve son public, comme avec The Madison. « C'était simple à faire, j'aime le rôle, il y a Michelle Pfeiffer, Taylor Sheridan aux manettes, Matthew Fox que je retrouvais de Bone Tomahawk. C'était génial, une expérience rare, unique. La série parle avant tout d'amour, mais elle marche parce que nous avons un super scénariste et surtout Michelle ! (rires) ».

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Un acteur au service du réalisateur

Ne voyez aucune fausse modestie dans les propos de cet homme adossé à des succès pharaoniques. Kurt Russell est ainsi, ce qui explique pourquoi il n'a jamais voulu passer à la réalisation. « J'ai appris il y a bien longtemps que la meilleure manière d'aider un film, c'est d'être un bon acteur et de ne pas faire perdre son temps au réalisateur. C'est lui le capitaine du bateau et je ne dois pas le faire dévier de son cap. Si le film échoue, je serai pointé comme l'un des responsables. J'essaie d'être le plus aidant possible. Nous devons tous aller au même endroit et c'est mon rôle d'aider le capitaine. »