Lors du festival du château de Lézan, mi-juillet, l’actrice Marianne Denicourt a rendu un vibrant hommage à Bernadette Lafont en lisant des extraits de ses textes autobiographiques. Elle a ainsi mis en lumière le lien indéfectible que la comédienne, née à Nîmes en 1938, entretenait avec le Gard, sa terre natale.
Un attachement viscéral au territoire
« Les Cévennes, c’était vraiment sa terre », a déclaré Marianne Denicourt. Les textes lus évoquent l’enfance de Bernadette Lafont à Saint-André-de-Valborgne et Saint-Geniès-de-Malgoirès, son amour de la lecture et les vacances passées dans la région. « Je trouve très beau de mettre en avant ce lien profond avec ce territoire », a ajouté l’actrice.
Cette lecture a révélé une facette intime de l’icône de la Nouvelle Vague, loin des projecteurs. « On retrouve son franc-parler, son indépendance, cette manière très directe d’être au monde. On découvre surtout l’enfant et la jeune femme. C’est un portrait qu’on n’a pas forcément l’habitude d’entendre », a expliqué Marianne Denicourt.
Deux femmes en terres cévenoles
Marianne Denicourt connaît bien les Cévennes, qu’elle fréquente depuis son enfance grâce à une maison familiale. « C’est d’ailleurs là que j’ai rencontré Bernadette, pas à Paris », se souvient-elle. Elle garde le souvenir d’une « personnalité extraordinaire » et d’une « joie de vivre communicative », mais insiste surtout sur l’attachement de Bernadette Lafont à cette terre gardoise.
« Je pense que tout le monde aime Bernadette Lafont. On ne peut pas ne pas aimer cette actrice et ce qu’elle représente », a affirmé Marianne Denicourt. Cet hommage a permis de redécouvrir non seulement l’icône du cinéma français, mais aussi une enfant du Gard, restée fidèle à ses Cévennes jusqu’à sa mort en 2013.



