Gavagai : le nouveau film d'Ulrich Köhler, un mélange des genres réussi
Gavagai : Ulrich Köhler signe un mélange des genres réussi

Le nouveau film d'Ulrich Köhler, « Gavagai, et autres malentendus », sort en salles le 22 juillet. Ce drame allemand et français de 1h31 met en scène Jean-Christophe Folly, Maren Eggert et Nathalie Richard. Le long-métrage a été présenté en compétition à Berlin.

Une Médée revisitée au Sénégal

L'histoire débute au Sénégal, où une cinéaste française, interprétée par la formidable Nathalie Richard, met en scène une version très revisitée de « Médée ». À l'écart des vociférations de la réalisatrice, les deux interprètes principaux nouent une relation. Quelques mois plus tard, le film est en compétition à Berlin. Mais l'acteur principal, noir, se voit refuser l'accès de l'hôtel où loge l'équipe.

Un scénario ramifié et un mélange des genres

Cette fiction ne cesse – sans jamais se perdre – de ramifier son scénario et son propos. L'auteur de « la Maladie du sommeil » orchestre ici avec une tendresse corrosive un synergique mélange des genres qui alterne drame de la racisation ordinaire, délitement des sentiments et peinture ironique de la création cinématographique. Selon le critique Xavier Leherpeur, le film parvient à combiner ces éléments sans jamais se disperser.

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Une critique du racisme ordinaire

Le refus d'accès à l'hôtel pour l'acteur principal, noir, constitue un moment clé du film. Cette scène illustre le racisme ordinaire au sein même du milieu du cinéma, un thème que Köhler traite avec une tendresse corrosive. Le film ne se contente pas de dénoncer, il explore aussi le délitement des sentiments et les contradictions de la création artistique.

Un regard ironique sur le cinéma

En parallèle, « Gavagai, et autres malentendus » offre une peinture ironique de la création cinématographique. La réalisatrice française, personnage central, incarne les travers du milieu : égocentrisme, obsession de la perfection, aveuglement face aux réalités sociales. Köhler, connu pour son regard acéré, parvient à mêler critique sociale et satire du monde du cinéma.

Le film est noté ★★★☆☆ par la critique. Il est à découvrir en salle dès le 22 juillet.

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