Le nouveau film de Jeanne Herry, « Garance », sort ce mercredi 23 septembre sur les écrans. Avec Adèle Exarchopoulos dans le rôle-titre, ce drame suit la descente aux enfers d'une jeune comédienne alcoolique. Le long-métrage, présenté en compétition officielle à Cannes, a reçu la note de 3/5 de la part de la rédaction, qui salue la prestation magnétique de l'actrice mais regrette un scénario inabouti.
Un sujet fort, une réalisation maîtrisée
Après avoir abordé l'accouchement sous X dans « Pupille » et la justice réparatrice dans « Je verrai toujours vos visages », Jeanne Herry s'attaque cette fois à l'alcoolisme, un fléau sociétal souvent occulté par son image d'art de vivre à la française. Pour ce troisième long-métrage, la réalisatrice, fille de Julien Clerc et de Miou-Miou, signe une œuvre qui confirme son talent pour les sujets sensibles.
Adèle Exarchopoulos prête sa gouaille, son charme et sa vitalité à Garance, une jeune comédienne d'une troupe de théâtre qui aime trop la fête et les verres. Une addictologue lui prédit une mort prématurée si elle ne freine pas son addiction. Garance doit alors accepter les mains qu'on lui tend, notamment celle de Sara Giraudeau, une scénographe rencontrée par hasard, qui va bouleverser sa vie et son cœur.
Un récit en demi-teinte
Le film alterne entre un début effréné, sur l'autoroute de la débauche, et une fin plus douce, presque mielleuse. Cette dualité laisse planer le doute : l'amour est-il un protocole de guérison efficace ou le romanesque permet-il d'éluder les côtés sombres de l'addiction ? Les seconds rôles sont survolés, notamment celui de l'addictologue qui aurait mérité un focus plus ample. Il est parfois difficile d'éprouver de l'empathie pour Garance, car rien ne semble la pousser vers l'autodestruction, puisqu'on lui tend constamment la main.
Cette envie de sombrer rappelle le personnage d'Emile Hirsch dans « Into the Wild », une histoire vraie percutante mais dont le héros peinait à susciter la compassion. C'est un peu le cas avec Garance, même si Adèle Exarchopoulos, même à 4 grammes, dégage une puissance magnétique incroyable.
Un avis nuancé
Film décevant ? Non. Mais on en attendait plus, assurément. Le long-métrage de Jeanne Herry, d'une durée de 1h45, réunit Adèle Exarchopoulos, Sara Giraudeau et Anne Suarez. Il s'agit de la première participation de la réalisatrice en compétition officielle à Cannes. La note de 3/5 reflète cette impression mitigée : un sujet fort, une actrice éblouissante, mais un récit qui manque de flamme.



