Cyrille Bolloré nie tout "projet néo-fasciste" et appelle à l'apaisement
Cyrille Bolloré nie tout "projet néo-fasciste"

Lors de l'assemblée générale du groupe Bolloré, mercredi 27 mai, son PDG Cyrille Bolloré a dénoncé l'agitation autour d'une tribune anti-Bolloré signée par 600 professionnels du cinéma le 12 mai. Réfutant tout "projet politique", il a tenté d'apaiser les tensions.

Un contexte d'énervement et d'agitation collective

Cyrille Bolloré, PDG du groupe Bolloré et fils de Vincent Bolloré, a évoqué mercredi 27 mai 2026 un contexte "d'énervement et d'agitation collective" à propos de la tribune anti-Bolloré, lors de l'assemblée générale du groupe détenu par la famille du milliardaire breton. "Je suis vraiment dans l'apaisement", a souligné Cyrille Bolloré, dont le groupe détient 30,4 % du capital de Canal+. "Non, il n'y a pas de projet politique", a-t-il aussi ajouté, en contestant toute idée d'un "projet néo-fasciste", "un mensonge géant" selon lui.

La tribune "zapper Bolloré"

Réalisateurs, acteurs, comédiens… La tribune "zapper Bolloré" avait été publiée mardi 12 mai dans Libération à la veille de l'ouverture du Festival de Cannes. Ses quelque 600 signataires dénonçaient la supposée "emprise grandissante de l'extrême droite" dans le cinéma par l'intermédiaire du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, actionnaire de Canal+, et s'opposaient à une prise de contrôle totale d'UGC par Canal+. Parmi les signataires se trouvaient des grands noms de l'audiovisuel français, à l'instar de Pascal Zadi, Blanche Gardin, Swann Arlaud ou encore Juliette Binoche.

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Le "choix brutal de discriminer"

Quelques jours plus tard, le dimanche 17 mai, le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, avait riposté en indiquant qu'il ne souhaitait plus voir son groupe financer les projets des signataires du texte, laissant planer la possibilité d'une liste noire de la part du principal financeur du cinéma français. Dans la foulée, la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen et la Fédération CGT du spectacle avaient saisi le tribunal judiciaire de Nanterre pour assigner en justice la société Canal+. Maxime Saada a fait le "choix brutal de discriminer", accusaient l'ONG et la fédération syndicale dans un communiqué.

Sur le même sujet, la ministre de la Culture a appelé, sans les nommer, les signataires et le patron de Canal+ à "retrouver les voies du dialogue".

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