Pour des raisons techniques, le concert de John Butler prévu le 22 juillet au Dancing à Sète a été déplacé au Rockstore, à Montpellier, le même soir. Les billets déjà pris restent valables, et le rendez-vous est toujours très chaudement recommandé.
Un concert estival au Rockstore
Un gros concert au Rockstore en plein mois de juillet ? Et pourquoi pas de la neige à Noël ! Bon, pour le blanc manteau hivernal, on peut toujours rêver mais pour du bon son dans la plus culte des salles de concert de la région au cœur de la haute saison des festivals de plein air, on a : John Butler le mercredi 22 juillet. Les plus vifs et les plus énervés d'entre nous sont déjà passés le 1er juillet dernier sous la Cadillac rouge pour balancer de la tignasse sur le metal des frères Max et Iggor Cavalera honorant le souvenir du mythique 5e album de Sepultura, Chaos A.D. Trois semaines plus tard, il y aura encore de la guitare et de la virtuosité mais elles seront d'une autre trempe et d'une autre humeur.
Plus de vingt-cinq ans de succès
Né en Californie mais installé gamin en Australie, John Butler s'est fait connaître au début des années 2000 avec un folk altermondialiste, gorgé de distorsion électrique, innervé par un groove euphorique et habité par des guitares de toutes sortes (banjo, acoustique à six cordes, dobro, Telecaster, folk Maton à 11 cordes…), manipulées de multiples manières, toutes bonnes (slide, fingerpicking, tapping, avec ou sans pédales d'effets, wah-wah en tête). Un quart de siècle plus tard, cet activiste réellement engagé pour la cause environnementale et véritablement indépendant n'a rien perdu de son énergie positive.
Retour à une formule dynamique avec Prism
Après plusieurs albums plutôt dépouillés et introspectifs, il est revenu avec Prism, paru en 2025, à une formule plus orchestrée et dynamique, taillée pour le défouloir et le partage. Nourrie de multiples influences (du folk au hip-hop, en passant par la soul et le reggae) et ouverte aux techniques et textures actuelles, sa musique composée après une crise personnelle qu'il qualifie lui-même d'"existentielle" est profondément cathartique, qui embrasse (et embrase) toute la palette des grandes questions : l'amour, la mort, l'engagement, les tourments, la rédemption. Et ce, sans se départir de son rapport au monde intense. Il va faire chaud le 22 juillet au Rockstore, mais cette chaleur-là fera du bien.



