Complices à la ville comme à l'écran, Artus et Franck Dubosc sont venus au Festival de Cannes pour défendre les couleurs d'une comédie réjouissante signée Michel Leclerc, Les Caprices de l'enfant roi, avant sa sortie le 24 juin prochain, présenté Hors Compétition. Le premier, qui vient de fêter les deux ans du triomphe de Un p'tit truc en plus, se glisse dans la peau de Savinien de Cyrano de Bergerac qui inspira à Edmond Rostand une pièce mythique. Le second, lauréat d'un César du scénario pour Un ours dans le Jura, incarne un D'Artagnan fatigué.
Une intrigue autour du Roi Soleil
Tous deux gravitent autour du futur Louis XIV que sa mère tente de soustraire à des conspirateurs et qu'elle remplace par un sosie pour l'envoyer au vert au milieu d'une troupe de jeunes comédiens menés par un certain Molière. Après le bel accueil de cette fantaisie réjouissante, le duo est revenu sur ses expériences cannoises.
Souvenirs cannois
Artus raconte : « J'ai eu la chance d'y venir en 2024 avec l'équipe d'Un p'tit truc en plus. C'était une expérience inoubliable de monter les Marches et d'arpenter la Croisette avec les interprètes du film. La même année, j'étais aussi acteur dans La Pampa d'Antoine Chevrollier, présenté à la Semaine de la Critique. J'ai donc connu deux aspects très différents du festival. »
Franck Dubosc a eu, lui aussi, l'occasion de monter les Marches. « Je n'ai jamais présenté de film à Cannes, mais je suis venu en invité pour célébrer des succès publics comme Camping ou Disco. Pour moi, le festival a toujours été détendu car les films étaient déjà sortis. »
Un hommage à la culture française
Les deux stars se réjouissent de défendre les couleurs d'une comédie populaire de qualité partant de théâtre, d'amour et de liberté d'expression. « C'est un hommage à des personnages fondateurs de la culture française qui font qu'on est là aujourd'hui », souligne Franck Dubosc. Artus l'approuve en ajoutant : « C'est bien de montrer ces icônes différemment, de façon plus libre et vivante. Cela donne envie de mieux les connaître. »
L'après Cannes
Tous deux ont pour point commun de sortir de leur zone de confort avec ce film en costumes où ils manient le fleuret et rivalisent de bons mots. « J'ai maintenant un choix plus large dans les rôles qu'on me propose. J'inspire des choses différentes aux gens, raconte Franck Dubosc. Cela ne veut pas dire que je ne ferai plus de grosses comédies, seulement que je peux maintenant me permettre de faire uniquement ce qui m'amuse. » Comme de commencer la réalisation de son nouveau film 5h48, place des Martyrs dès ce lundi.
Projets futurs
Artus ne commencera, quant à lui, le tournage de son western qu'en 2027, pour prendre le temps de faire les choses bien. « On me propose des tas de choses différentes, ce qui avait commencé par mon rôle dans Le Bureau des légendes, précise-t-il. C'est un luxe incroyable que d'avoir l'embarras du choix quand on exerce notre profession. Là, je vais faire une pause sur les spectacles pour me concentrer sur le cinéma. » Les Caprices de l'enfant roi révèle une facette différente de leurs talents respectifs et conjugués. Cela laisse présager du meilleur pour la suite.



