Arthur Harari, cinéaste français et coscénariste d'« Anatomie d'une chute », dévoile « l'Inconnue », une fable kafkaïenne ambitieuse qui confirme son statut de franc-tireur du cinéma d'auteur. Le film, dont le concept est décrit par son monteur Laurent Sénéchal comme « un projet un peu fou », raconte l'histoire d'un homme (Niels Schneider) qui se réveille dans le corps d'une femme (Léa Seydoux) après une étreinte quasi fatale.
Un projet hors normes dans la filmographie d'Arthur Harari
« l'Inconnue » s'inscrit dans la lignée des œuvres iconoclastes d'Arthur Harari, qui a déjà surpris avec « Diamant noir », un néo-polar évoluant dans le microcosme des diamantaires d'Anvers. Son précédent long-métrage, « Onoda, 10 000 nuits dans la jungle », portrait d'un soldat japonais caché dans une île du Pacifique, ignorant la fin de la Seconde Guerre mondiale depuis vingt ans, avait imposé le réalisateur comme un cas à part.
Selon Laurent Sénéchal, « ses films sont autant de projets un peu fous ». Cette nouvelle œuvre, présentée comme une fable poisseuse et labyrinthique à la Kafka, l'un des auteurs de chevet du cinéaste, ne déroge pas à la règle. Loin des comédies fantastiques hollywoodiennes, « l'Inconnue » explore un cauchemar existentiel où chaque seconde passée dans la peau d'une autre confine à la torture mentale.
Un réalisateur au rapport au collectif complexe
Le portrait d'Arthur Harari, publié par Guillaume Loison dans « Le Nouvel Obs », souligne le paradoxe d'un réalisateur dont tous les proches collaborateurs louent la sociabilité, alors que ses films reflètent un certain refoulement misanthrope. « Dans l'esprit d'une boutade, j'avais proposé au producteur de... », confie le cinéaste, dont les propos sont rapportés partiellement dans l'article réservé aux abonnés.
Ce rapport au collectif, puissant mais complexe, nourrit l'œuvre d'Harari, qui s'impose comme l'« inverse absolu d'un Claude Chabrol ou d'un Quentin Dupieux », selon le journaliste. Le cinéaste, qui a coscénarisé « Anatomie d'une chute », continue de tracer une trajectoire singulière dans le paysage du cinéma d'auteur français.
Une place singulière confirmée dans le cinéma français
Le film « l'Inconnue », dont la sortie est très attendue, confirme les talents d'Arthur Harari et sa capacité à créer des univers uniques. Avec ce nouveau long-métrage, il explore des thèmes existentiels profonds, tout en conservant une approche narrative audacieuse qui le distingue de ses contemporains.
La collaboration avec des acteurs comme Niels Schneider et Léa Seydoux, ainsi que le travail avec son monteur Laurent Sénéchal, illustrent la dimension collective de son processus créatif. Le cinéaste, qui a présenté son film au Festival de Cannes en mai 2026, continue de susciter l'intérêt de la critique et du public, confirmant sa place singulière dans le cinéma français.



