Alex Ramirès : « Jim Queen » dénonce l'extrême droite et célèbre la communauté LGBT
Alex Ramirès : « Jim Queen » dénonce l'extrême droite

À l'occasion de la présentation du film lors du dernier Festival de Cannes, l'acteur et humoriste Alex Ramirès a raconté ce projet d'animation débridé, ses sources d'inspiration pour travailler la voix du personnage principal Jim Parfait, et confié pourquoi, selon lui, la pensée des partis d'extrême droite ne peut être en phase avec la communauté LGBTQIA+.

Un projet animé sans compromis

Lorsque Marco Nguyen et Nicolas Athané, les deux réalisateurs de la comédie d'animation « Jim Queen », ont cherché la voix de leur personnage principal, l'icône gay parisienne Jim Parfait, ils ne souhaitaient pas un comédien de doublage classique. Mais un homme engagé, irrévérencieux, capable de porter à la fois la légèreté du burlesque et la sincérité d'une cause. Ils ont trouvé cette dichotomie en Alex Ramirès.

Produit en grande partie dans les studios angoumoisins Bobbypills, la maison des nitroglycériques « Kassos » et « Peepoodo », deux séries animées adultes qui avaient déjà prouvé qu'on pouvait faire de l'animation française sans complexes ni garde-fous, « Jim Queen » porte cet ADN en bandoulière. Le trait est libre, l'humour assumé, le propos politique sans être didactique.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un scénario aussi frontal que loufoque

Tout aussi frontal que son scénario : Jim Parfait, icône gay parisienne culte et intouchable, contracte l'« hétérose », un virus qui le métamorphose en hétérosexuel. Catastrophe cosmique. Accompagné de Lucien, son seul vrai fan, il part en quête d'un remède pour sauver l'homosexualité elle-même. La fable est délicieusement absurde, mais elle raconte la peur réelle de perdre son identité, la communauté comme rempart, l'espoir comme forme de survie.

Rencontré sur la Croisette, lors du dernier Festival de Cannes où ce film d'animation au vitriol a été présenté en Séance de Minuit, Alex Ramirès a confié au « Nouvel Obs » avoir immédiatement compris ce que le projet exigeait. « Jim Queen » n'est pas un film qui regarde la communauté LGBTQIA+ avec une longue-vue, ou par le trou de la serrure. Il la convoque de l'intérieur, avec une insolence affectueuse et une inventivité débridée.

Le comédien et humoriste isérois, dont l'engagement public pour la cause est connu et assumé depuis longtemps, en incarne la voix avec une liberté palpable. Comme le prouve cet entretien vidéo, en tête d'article. Par Julien Bouisset

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale