La gauche décoloniale règle ses comptes avec Marjane Satrapi
Gauche décoloniale contre Marjane Satrapi : le clash

La sortie de l'ouvrage collectif « Femme, Vie, Liberté », dirigé par Marjane Satrapi, a déclenché une tempête au sein de la gauche décoloniale. L'autrice franco-iranienne, célèbre pour Persepolis, se voit accusée de promouvoir un discours universaliste jugé « impérialiste » par certains militants.

Des critiques virulentes

Plusieurs intellectuels et activistes dénoncent une récupération du mouvement de protestation iranien par une vision occidentale. Sur les réseaux sociaux, des accusations de « racisme d'État » et d'« islamophobie » fleurissent. Marjane Satrapi répond en défendant un féminisme sans frontières, refusant de réduire les femmes iraniennes à des victimes passives.

La polémique révèle les fractures profondes au sein de la gauche française, entre universalisme et décolonialisme. Pour certains, critiquer Satrapi revient à nier la capacité d'action des Iraniennes. Pour d'autres, son discours serait complice d'un néocolonialisme culturel.

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Un débat qui dépasse l'ouvrage

Au-delà du livre, c'est toute la question de la solidarité internationale qui est posée. Les positions de l'autrice sur le voile et la laïcité cristallisent les tensions. Alors que le mouvement Femme, Vie, Liberté continue en Iran, cette querelle franco-française interroge sur la manière de soutenir les luttes sans imposer son propre prisme.

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