Du 24 juin au 2 juillet 2026, le Festival Montpellier Danse transforme la ville en scène vivante, mêlant théâtres historiques et espaces en plein air. Cinq spectacles incarnent cette diversité, allant de rituels urbains électrisants à des performances sportives extrêmes, en passant par des manifestes engagés et des transes collectives.
In the Brain : Hofesh Shechter en version longue
Ne manquez pas la nouvelle création d'Hofesh Shechter, codirecteur de l'Agora, Cité internationale de la danse de Montpellier. Ses pièces, volontiers performatives, appartiennent à une danse ultra-physique où les interprètes suent ensemble. In the Brain est la version longue et amplifiée de Cave, une pièce courte de 20 minutes créée en 2022 pour la Martha Graham Dance Company à New York. Elle adopte le rythme d'une soirée en boîte de nuit tout en dépassant les stéréotypes pour proposer un rituel festif et contagieux. C'est une première pour Montpellier Danse de présenter cette pièce en plein air, à l'Amphithéâtre d'O. Les 24 et 25 juin à 22h, tarif de 5 à 35 €.
Jann Gallois : deux facettes de son écriture
Jann Gallois, également à la tête de l'Agora, présente deux œuvres lors du festival. Imminentes (25 et 26 juin à l'Agora à 22h, 5 à 35 €), une pièce de 2025 réunissant six danseuses qui deviennent "femmes souveraines, sorcières, déesses, nymphes", incarnant des figures archétypales puissantes pour répondre à la violence du monde. Puis In Situ (1er juillet à 11h place Max-Rouquette et 19h au kiosque Bosc), une création pour quatre interprètes pensée pour l'espace public, explosive et teintée d'humour, interrogeant le rôle de l'art dans la rue. Gratuit, le public est invité à danser.
MazelFreten : Rave Lucid en plein air
Le collectif MazelFreten, référence de la scène électro et hip-hop, offre un extrait de sa pièce phare Rave Lucid. Les dix interprètes synchronisent leurs mouvements de bras ultra-énergiques avec une concentration extrême, dans un spectacle inspiré des battles et de la communauté electro, mêlant hypnose, élan festif et transe. La performance sera suivie d'un DJ set. Vendredi 3 juillet à 20h, place de l'Europe, gratuit.
Abby Z and The New Utility : un choc esthétique et physique
La chorégraphe américaine Abby Zbikowski propose une gestuelle "synthétique" croisant postmodernisme et danses urbaines afro-américaines et africaines. Dans Radioactive Practice, elle intègre les codes des arts martiaux, du basketball et du football, rendant hommage à l'effort extrême. La musique s'efface derrière le souffle court et le rythme organique des danseurs, mettant à l'épreuve leurs limites physiques et mentales. Les 27 juin à 22h, 28 et 29 juin à 20h, Théâtre Jean-Claude-Carrière, tarif de 5 à 25 €.
Back to Kidal : épopée politique et musicale
Le chorégraphe burkinabé Serge-Aimé Coulibaly propose Back to Kidal, une puissante épopée politique et musicale. Il remonte le fleuve de la mémoire pour célébrer le blues africain, langue universelle de résistance face aux blessures de l'Histoire, de l'esclavage aux drames contemporains du Sahel. Six danseurs déploient une chorégraphie physique, explosive et humaine, oscillant entre élans collectifs et fragilité, accompagnés de musiciens live (blues sahélien), de projections vidéo et de la voix de la comédienne Odile Sankara. Les 1er et 2 juillet à 20h, Opéra Comédie, place de la Comédie, tarif de 5 à 35 €.



