Michèle Laroque est de retour sur la Côte d'Azur, sa région natale, pour la création de « L'âge bête », une comédie co-écrite avec Kad Merad et mise en scène par Olivier Baroux. La pièce est à l'affiche du Théâtre Anthéa d'Antibes du 25 au 27 septembre, avant une tournée qui passera par Cannes, Toulon et Nice. La comédienne niçoise évoque ses souvenirs, son hygiène de vie et ses projets.
Un retour aux sources réussi
« C'est la première fois que je joue à Anthéa », confie Michèle Laroque. Elle connaît Daniel Benoin depuis l'époque où il dirigeait le Théâtre National de Nice. « Il était très déçu de ne pas avoir pu accueillir ma précédente pièce, La Porte à côté. Quand il a su que nous montions ce projet, il s'est battu pour obtenir les premières représentations et accueillir notre résidence », explique-t-elle. « Nous devions commencer près de Paris, mais nous avons dit oui pour Daniel ! Et revenir sur la Côte d'Azur est toujours un bonheur absolu. »
La tournée fera escale dans plusieurs villes de la région. « Nous jouerons à Toulon, au Théâtre Liberté, le 27 mars », annonce-t-elle. Une date est prévue au Palais des Festivals à Cannes, avec une matinée ajoutée le samedi 3 avril face à la demande. La tournée se terminera à Nice, au Palais Nikaïa.
Un duo inédit au théâtre
Michèle Laroque partage l'affiche avec Kad Merad, un duo inédit sur les planches. « Au cinéma, nous avions déjà tourné ensemble, mais sur les planches, c'est une première », souligne-t-elle. L'idée de cette pièce a germé lors d'un rassemblement des Enfoirés. « Il ne fallait pas faire une pièce classique, mais un spectacle taillé pour les grandes salles et les Zéniths », explique-t-elle.
Le choix des très grandes jauges correspond à une autre façon de jouer. « Jouer devant 3 000 ou 4 000 personnes déclenche des vagues de rire immenses. L'énergie est incroyable, presque vibratoire », décrit la comédienne. Pour l'écriture, Kad Merad a proposé d'intégrer Olivier Baroux. « C'est un travail très collectif où chacun apporte son expérience et son sens de l'humour », précise-t-elle.
Une vision moderne de la soixantaine
« L'âge bête » aborde la soixantaine sans filtre. Les personnages revendiquent leur goût pour le sexe, l'alcool et le football. « Les mentalités ont énormément évolué sur la question de l'âge », observe Michèle Laroque. « Dans la pièce, nous racontons l'histoire d'un homme et d'une femme qui se rencontrent à nos âges et qui veulent vivre leur amour exactement comme s'ils avaient 30 ans. À 60 ans, on peut tout à fait repartir à zéro et se lancer à corps perdu. »
Le titre de la pièce vient du comportement des personnages. « Ils ne sont absolument pas sages ! Ils se rencontrent lors d'un mariage et emménagent ensemble très vite sans vraiment se connaître », raconte-t-elle. Cela génère des situations « totalement décalées et très drôles ».
Une hygiène de vie exigeante
Michèle Laroque affiche une énergie impressionnante. Sa routine quotidienne commence par de l'eau tiède, des étirements et des exercices de musculation. Côté alimentation, elle privilégie le salé le matin, puis les fruits et légumes. Elle pratique le jeûne intermittent, dînant vers 18 heures et ne mangeant plus rien jusqu'au lendemain 10 heures. Une fois par semaine ou tous les quinze jours, elle ne consomme que des jus pour reposer l'organisme.
Cette discipline s'accompagne d'un travail mental. « On met du bon carburant dans son corps comme dans une voiture, mais il faut aussi être bienveillant envers soi-même », affirme-t-elle. « Il faut savoir se pardonner nos imperfections, cesser de se juger en permanence et être en paix avec soi. » Sa mère, âgée de 92 ans et qui reprend des études de langues, est une source d'inspiration quotidienne.
Des projets ambitieux
Le film « Alors on danse ? », rediffusé le 30 août sur France 2, a réalisé de très belles audiences, se hissant en tête devant Spiderman. « C'est un film profondément humain. Il parle d'amitié, de solidarité, d'amour et de reconstruction », explique Michèle Laroque. Après cette tournée, elle a plusieurs projets. Le film « H24 », avec Didier Bourdon et Camille Lellouche, doit sortir prochainement. Elle prépare également un projet de réalisation sur des pêcheurs qui défendent leurs droits face à la pêche industrielle, un thème ancré dans la solidarité et la protection des océans.
« L'âge bête » est à voir à Anthéa les vendredi 25 et samedi 26 septembre à 16 h 30 et 20 h 30, et dimanche 27 septembre à 16 h 30. Renseignements au 04 83 76 13 13 ou sur www.anthea-antibes.fr. La pièce sera également jouée le samedi 12 décembre à 20 heures au Palais des Festivals de Cannes (tarifs : 35 à 55 euros, 04 92 99 84 00), le samedi 27 mars à 20 heures au Zénith de Toulon (tarifs : 53 à 77 euros, 04 94 22 66 77), et le samedi 3 avril à 20 heures à Nikaia (tarifs : 53 à 77 euros, 04 97 18 60 00).



