Marie-Christine Adam : souvenirs de Monaco et de "Sous le soleil"
Marie-Christine Adam se remémore Monaco et "Sous le soleil"

Publicité « On ne devait faire que 12 épisodes, on a fait 12 ans ! » : inoubliable personnage de « Sous le soleil », Marie-Christine Adam se remémore de bons souvenirs à Monaco. Figure de la série « Sous le soleil », habituée du théâtre et du cinéma, l’actrice a profité de son passage à Monte-Carlo au 65e Festival de télévision pour constater sa popularité intacte et se rappeler le tournage du film « Hors de prix » dans la Principauté.

Marie-Christine Adam, figure de « Sous le soleil » mais aussi de la série « Ici tout commence », a pu mesurer sa popularité lors du Festival TV de Monte-Carlo. VALERY HACHE / AFP

Marie-Christine Adam a tourné pour les plus grands – Robert Lamoureux, Gérard Oury, Jean Becker, Claude Berri, Bernard Blier, Costa-Gavras – mais, et elle ne nous en voudra pas de le souligner, c’est pour la série des années 90 devenue culte, Sous le soleil, qu’elle est rentrée dans le cœur des gens. Pendant douze saisons, elle y a incarné Blandine Olivier, la mère du personnage principal incarné par Bénédicte Delmas. Une série vendue dans le monde entier et qui possède toujours une sacrée cote de popularité... Ce que l’actrice a pu constater lors de son passage en Principauté, dans le cadre du dernier Festival de télévision de Monte-Carlo. Les fans n’ont pas oublié Marie-Christine Adam qui, depuis, tourne dans une série quotidienne à succès : Ici tout commence.

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Dans Ici tout commence, vous incarnez un personnage plus sombre que vos rôles habituels, est-ce que cela vous plaît ?

C’est merveilleux, très amusant de jouer une « méchante ». C’est à l’opposé de ce que j’ai pu jouer, notamment dans Sous le soleil. Mais j’ai bon espoir que mon personnage, Andréa Jourdain, s’améliore... Elle a des zones d’ombre, elle a des zones de clarté, cette femme. Elle a aussi ses raisons.

Pour revenir à Sous le soleil, dans la fiction Vidal tournée sur la Côte d’Azur, vous avez été dirigée par Bénédicte Delmas, votre fille de fiction dans Sous le soleil. Quel rapport avez-vous avec elle ?

C’est une femme incroyable. Elle est auteure, réalisatrice et une actrice formidable. Elle sait ce qu’elle veut. Elle m’aide et c’est un vrai plaisir de travailler avec elle. Je l’ai connue toute jeune, toute petite, et la voir ainsi s’épanouir avec cette intelligence, cette acuité, ça me sidère.

Quand on a fait une série aussi marquante pendant autant d’années que Sous le soleil, quels liens tisse-t-on avec l’équipe ?

C’est une famille qui garde les liens. À Monaco, j’ai retrouvé Avy Marciano, on a toujours plaisir à se recroiser. Je croise souvent Bénédicte Delmas, David Brécourt, Tonya Kinzinger, Adeline Blondieau aussi. Cette série nous a tous marqués dans notre carrière.

Êtes-vous étonnée de l’affection persistante du public pour une série qui s’est arrêtée en 2008 ?

Oui, c’est incroyable comme ça a marqué une génération et comment les gens adoraient cette série, et regrettent que cela se soit arrêté. C’est une époque où il y avait moins de séries, moins de choix, aussi, c’était un vrai rendez-vous populaire. Et je crois que les gens ont cette image de Bénédicte qui part, dans le premier épisode, qui saute en robe de mariée pour aller rejoindre son amoureux. C’est une image d’accroche qui marque. Au départ, on ne devait faire que douze épisodes, on a fait douze ans…

On place souvent les acteurs de séries dans des cases, comment avez-vous fait pour sortir de Sous le soleil ?

J’ai fait toutes les disciplines dans ce métier comme du doublage, par exemple. Mais surtout, en 2006, on m’a proposé un rôle incroyable, un film avec Pierre Salvadori, Hors de prix, tourné à Monaco avec Gad Elmaleh et Audrey Tautou. Je pense qu’on m’en a voulu, à l’époque, de quitter la série pour ce projet au cinéma, mais il m’était impossible de refuser. Un personnage comme ça, je ne pouvais pas dire non. Alors, j’avais le cœur brisé d’abandonner Sous le soleil, mais c’était tellement incroyable, c’est un des plus beaux souvenirs de ma vie. C’est drôle car lors de mon passage à Monaco, j’ai dîné un soir où l’on avait tourné certaines scènes du film et j’ai envoyé une photo à Pierre Salvadori.

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Quand on regarde votre filmographie, vous avez tourné avec beaucoup de grands metteurs en scène – Oury, Becker, Berri, Blier –, lequel vous a le plus marquée ?

J’ai beaucoup aimé Pierre Salvadori, c’était un jeune réalisateur, il a été comédien, donc il connaissait parfaitement mon métier. J’ai adoré travailler avec Jean Becker, ce n’était pas facile mais il sait exactement ce qu’il veut. On a fait le film Deux jours à tuer avec Albert Dupontel, qui est un immense acteur très surprenant. C’était un tournage mémorable parce qu’on est en danger, on a cette sensation d’être sur un fil. On ne peut pas arriver sur un plateau à l’aise dans ses baskets, ce n’est pas ma vision du métier. En tout cas, ce n’est pas ma nature profonde, il faut surtout garder une forme d’humilité.

Et comment on fait pour garder cette humilité ?

Pour les jeunes, c’est plus compliqué, parce que ça leur monte vite fait au cerveau. Mais moi, quand j’ai tourné dans Sous le soleil, j’étais déjà un peu amortie... (rires) Et puis, je suis quelqu’un de très posée dans ma vie, et j’ai été éduquée comme ça.