Danseuses pro : Léonie et Zoé Bernard partent à l'international
Deux sœurs hyéroises réalisent leur rêve de danseuses pro

Léonie et Zoé Bernard, âgées de 19 et 21 ans, ont toujours su qu'elles deviendraient danseuses professionnelles. « Très vite, on a voulu devenir danseuses pro. Ça a toujours été une évidence. Pour nous, on pouvait rien faire d'autre que ça », confient-elles. Originaires d'Hyères, elles s'apprêtent à franchir un cap décisif : Léonie rejoindra une école de danse contemporaine aux Pays-Bas, tandis que Zoé partira en Allemagne pour un stage d'un an au sein d'une compagnie.

Des débuts précoces au Studio Danse Passion

Les deux sœurs ont commencé la danse dès l'enfance, à cinq et six ans, avec des cours de classique et de modern-jazz au Studio Danse Passion. En classe de troisième, elles ont toutes deux réussi l'audition pour intégrer l'École nationale supérieure de danse de Marseille en sport-étude. Une expérience intense : « On avait de grosses journées de cours puis danse tous les soirs, tous les mercredis et vendredis après-midis jusqu'à 19 heures ainsi que le samedi matin », se souvient Léonie. Malgré la difficulté de quitter le domicile familial si tôt, ces quatre années ont été formatrices. « Ces années nous ont ouvert des portes, on ne serait jamais allées aux Pays-Bas sans être passées par Marseille », ajoute-t-elle.

Des parcours académiques et artistiques complémentaires

Zoé, l'aînée, a suivi un parcours atypique : en parallèle d'une année de psychologie, elle a passé des auditions pour des écoles supérieures de danse contemporaine. Elle a intégré « Codarts » à Rotterdam il y a deux ans et terminera son bachelor à Brême, en Allemagne, par un stage d'un an. « Ça ne va pas être facile mais si ça se passe bien, ils peuvent me proposer un contrat pour la suite », explique-t-elle.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Léonie, quant à elle, a multiplié les projets cette année : courts-métrages, clips, auditions aux quatre coins de l'Europe. « Ça permet de se rémunérer tout en se faisant connaître », dit-elle. Son travail a payé puisqu'elle a été admise à Artez, une école de danse contemporaine à Arnhem, aux Pays-Bas, où elle s'installera pour trois ans en septembre.

Pourquoi choisir les Pays-Bas et l'Allemagne ?

Pour ces jeunes danseuses, la France manque d'opportunités en danse contemporaine. « En France, il y a des conservatoires, mais pas vraiment d'école de danse contemporaine. Partir à l'étranger, ça t'ouvre au monde. Et surtout, le contemporain se développe beaucoup dans le nord de l'Europe », souligne Léonie. Elles privilégient les pays où les compagnies et les opportunités sont nombreuses. « Quand tu arrives aux Pays-Bas, on te traite vraiment comme une pro ! », s'enthousiasme-t-elle.

Un milieu sélectif et subjectif

La danse contemporaine est un univers exigeant. « Cette année, j'ai passé des auditions aux quatre coins de l'Europe. T'arrives avec ton sac à dos, tu paies hyper cher l'hôtel, le transport... Tout ça pour te faire rejeter après une heure de danse par une école », raconte Léonie. Contrairement au classique, le contemporain repose sur la subjectivité. « C'est super subjectif. On nous apprend à ne rien trop prendre personnellement », ajoute-t-elle, montrant une maturité remarquable face aux refus.

La force d'être sœurs dans la même passion

Partager le même rêve pourrait être source de rivalité, mais pour elles, c'est une force. « Dans les repas de famille, à l'école, il y a une comparaison immédiate, surtout pour la cadette. On est contentes de ne pas faire la même école de danse », reconnaît Léonie. Elles sont « hyper fusionnelles » et s'entraident : « On se fait des retours parfois un peu trash mais sincères. On réalise la chance inouïe qu'on a d'essayer de vivre du même art. »

Un rêve à l'international

Leur objectif est clair : danser dans une compagnie qu'elles aiment et découvrir le monde grâce à leur passion. « Le défi, c'est de trouver une certaine stabilité dans un milieu déjà instable », confie Léonie. Zoé, plus pragmatique, a appris que « le plus important était d'aller dans un endroit où je me sens bien ». Elle rêve toujours de tourner à l'international, mais avec une pression moindre. Leur détermination et leur talent devraient leur ouvrir bien des portes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale