Le MOCO (Musée d'Art Contemporain) de Montpellier consacre une exposition majeure à l'artiste américaine Kiki Smith, intitulée « Notre part d'animalité ». Cette rétrospective, qui se tient du 12 septembre 2026 au 10 janvier 2027, explore les liens entre l'humain et l'animal à travers plus de 80 œuvres réalisées entre 1985 et 2025. L'exposition met en lumière la fascination de l'artiste pour le corps, la nature et les cycles de vie.
Une œuvre protéiforme
Kiki Smith, figure majeure de l'art contemporain, est connue pour son travail sur le corps humain et animal. À Montpellier, elle présente des sculptures en bronze, en cire, des gravures sur papier et des tapisseries monumentales. Parmi les pièces maîtresses, on retrouve « Rapture » (2001), une femme aux seins nus debout sur un ours, symbolisant la domestication et la sauvagerie. Selon la commissaire de l'exposition, Sophie Delacour, « Kiki Smith nous invite à réfléchir à notre propre animalité, à cette part sauvage que nous refoulons souvent ».
Un parcours immersif
L'exposition est organisée en plusieurs sections thématiques : « Corps hybrides », « Métamorphoses » et « Cycles naturels ». Chaque salle propose une immersion dans l'univers de l'artiste, avec des jeux de lumière et de son. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir des œuvres comme « Born » (2002), une série de bébés animaux en bronze, ou « Daughter » (1999), une sculpture en cire d'une fille allongée entourée d'animaux. Le parcours se termine par une installation immersive, « The Forest », qui recrée un environnement forestier peuplé de créatures fantastiques.
Un dialogue avec l'architecture
Le MOCO, situé dans l'hôtel de Montcalm, offre un cadre historique qui dialogue avec les œuvres contemporaines. Les salles voûtées du 18e siècle contrastent avec les installations modernes, créant une tension entre passé et présent. L'architecte du lieu, Jean-Michel Wilmotte, a conçu un agencement qui permet de mettre en valeur chaque pièce. Cette exposition est la première du genre à Montpellier à aborder le thème de l'animalité sous un angle aussi large.
Une programmation parallèle
Autour de l'exposition, le MOCO propose des conférences, des ateliers pour enfants et des visites guidées thématiques. Un cycle de films sur le thème de l'animalité est également organisé en partenariat avec le cinéma Diagonal. Le catalogue de l'exposition, coédité avec les Presses du Réel, comprend des essais de spécialistes et un entretien avec l'artiste. Kiki Smith sera présente à Montpellier le 12 septembre pour une rencontre avec le public.
Un impact durable
Selon les organisateurs, l'exposition a déjà attiré plus de 10 000 visiteurs en prévente, un record pour le musée. Les critiques saluent une « exposition magistrale » qui « questionne notre rapport au monde vivant ». Pour la directrice du MOCO, Numa Hambursin, « Kiki Smith nous rappelle que nous ne sommes pas séparés de la nature, mais que nous en faisons partie intégrante ».
Avec « Notre part d'animalité », le MOCO Montpellier confirme son rôle de lieu incontournable pour l'art contemporain en région. L'exposition est ouverte du mardi au dimanche de 10h à 18h, nocturne le jeudi jusqu'à 21h. Tarifs : 8 euros, réduit 5 euros, gratuit pour les moins de 18 ans.



