Expo hallucinante « La cinquième essence » au MO.CO. Panacée à Montpellier
Expo hallucinante « La cinquième essence » au MO.CO.

« La cinquième essence » au MO.CO. Panacée : un voyage alchimique à ne pas manquer

Encore trois semaines pour découvrir l’exposition « La cinquième essence » de Jean-Marie Appriou au MO.CO. Panacée, à Montpellier. Un « trip » physique et mental à travers les éléments, absolument dément. L’artiste y explore la quintessence, cette essence invisible et pourtant palpable, chère à l’alchimie.

Jean-Marie Appriou, sculpteur breton travaillant l’aluminium, le bronze, le verre et l’argile, a créé spécifiquement trente-cinq des cinquante-deux pièces présentées. Il a pensé l’exposition « tel un fleuve, une déambulation circulaire » : le parcours est fluide, la figuration spectaculaire sans être autoritaire. On se plaît à y tourner en boucle, avec l’assurance de s’y trouver dans son élément.

Cinq éléments, cinq étapes

Par l’eau s’ouvre l’exposition, avec Ressac, une grande vague hokusaïesque en aluminium, The lighthouse keeper, un phare humanoïde à la lanterne de verre émeraude, et The vessel of life, une barque égyptienne menée par un enfant. Une série de grottes (The cave of time) nous plonge dans l’étrange, tandis qu’Event horizon (primordial vessel) résume l’univers plastique de l’artiste, mêlant récits archaïques, mythes, science et science-fiction.

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La terre se manifeste par Crossing the parallel world, une concrétion métallique d’un champ de maïs où se cache une présence humaine. The breath of the sun et les Orphans of the sun fixent le ciel, une éclipse ou une exoplanète. Le feu est évoqué par Bath of fire, un barbecue en forme de pétoncle survolé de lucioles en bronze et verre soufflé.

L’air nous attire dans la plus grande salle, où douze têtes d’animaux fantastiques (dragon, lapin, cheval, poisson, serpent…) figurent un ciel symbolique. Au milieu flotte Mitosis (cellular being), un voyageur stellaire humanoïde en bronze et verre soufflé.

La cinquième essence, enfin

L’éther, cette cinquième essence, se cache dans la contre-salle, prenant corps dans des pièces où le verre, à la fois translucide et opaque, joue le premier rôle. Cristal qui songe, regard qui décolle. Une expérience à vivre jusqu’au 28 septembre, en entrée libre.

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