Dans l’écrin des Barjacqueries, Krub ouvre les portes de son imaginaire. Figures géométriques et fantaisies, à la manière de Picasso. La galerie Les Barjacqueries a ouvert ses portes pour une courte période. Le galeriste se nomme Julien, il expose dans un cadre superbe les œuvres de son oncle Alain B, dit Krub. Alain était architecte, on connaissait la minutie et la rigueur de ses plans, on avait même parfois entrevu des œuvres s’éloignant du dessin scientifique ; en effet, des milliers de griffes-caresses exprimaient déjà une foule de sentiments.
Alain B gardait ses trésors pour lui, chez lui, seuls ses proches les connaissaient, et encore, pas si sûr… Aussi, en pénétrant dans l’immense salle de la galerie peinte en blanc, aux voûtes mises en valeur, avec du Mozart joué sur un piano à queue, accueilli par des tableaux colorés, l’émotion était bien là.
Du pointillisme aux collages
Alain a révélé le travail de quatre longues années de recherche en tant qu’artiste. Ses toiles sont diverses, du pointillisme au cubisme, à l’art plastique avec des collages : Krub prépare le fond, ensuite, il colle la photo de Rochegude, son village d’adoption, découpée en morceaux, l’ensemble esthétiquement monté, il réalise là un de ses plus beaux tableaux.
Il pleut sur de beaux visages de femmes, on reconnaît Sophie Marceau, peut-être n’est-ce pas la pluie, mais un voile cachant la nudité ou la mélancolie d’un visage. Plusieurs disques colorés aux visages sont posés sur ses roues prêtes à tourner, les teintes orange et bleues se marient merveilleusement, éclats de lumière !
Plus loin, un paysage de rêve, une petite plage dorée et le bleu du ciel qui se reflète dans l’eau. Très bel effet grâce aux petites teintes de couleurs côte à côte qui se recomposent dans l’œil du spectateur, donnant ainsi un grand éclat lumineux.
Krub a peint en s’inspirant de Picasso, un de ses tableaux est étonnant quant à sa composition, une réussite. Krub a ouvert son cœur et ses pensées, il a exprimé l’âme, l’image de la beauté.



