La légende du football Gérard Banide a désormais son nom gravé au stade Pautex, à Uzès. Vendredi 12 juin, le grand nom du football a été honoré en donnant son nom au club house du club de foot d'Uzès, situé au stade Pautex.
Un parcours exceptionnel
D'abord enseignant, Gérard Banide a commencé sa carrière à Alès. Fabrice Verdier, premier adjoint au maire, rappelle : « Il a un palmarès assez exceptionnel. Il a été champion de France de handball, gardien de but sur ce stade. Un parcours très riche de footballeur mais surtout d'éducateur et d'entraîneur. »
En 1972, Gérard Banide a créé l'INF de Vichy, ancêtre des centres de formation, avec Pierre Pibarot. « Ça a donné des générations de footballeurs et cet exemple a été recopié en Europe, voire dans le monde entier, poursuit l'élu. Il a été un entraîneur remarquable puisqu'il a été champion de France en 1980 et en 1982 avec l'AS Monaco, champion d'Europe en 1984 avec l'équipe de France. C'est aussi un esthète. Il considérait que le jeu l'emportait sur le résultat et que quand on joue bien, le résultat viendrait. Il a laissé une empreinte indélébile dans le football français. »
Une famille de footballeurs
Gérard Banide, c'est aussi une famille de footballeur. Lors du baptême de la salle, l'assemblée a eu une pensée émue pour Henri Stamboli, son gendre à qui il a transmis toutes ses valeurs. Laurent, son fils entraîneur de l'AS Monaco, et Benjamin, son petit-fils, champion de France avec le PSG, étaient également présents. « À travers cette distinction, on voulait honorer une famille, un grand entraîneur, un grand éducateur », a souligné Fabrice Verdier.
Un discours plein d'humour
L'ancien footballeur a pris la parole avec humour : « Quand on arrive à mon âge, on n'est pas très surpris de se retrouver sur une plaque, mais la plupart du temps c'est au cimetière. Je remercie les gens d'Uzès d'avoir pris le temps de vitesse pour me permettre cet honneur de figurer sur le fronton d'un bâtiment de stade que j'ai bien connu. Je dois beaucoup à tous les grands entraîneurs français qui étaient plus âgés que moi. Et je suis très heureux parce que cette histoire se passe à Uzès, qui est l'endroit où nous avons voulu vivre avec ma famille. C'est une ville : quand on a le bonheur d'y entrer, on en sort difficilement. Ça n'a rien à voir avec la circulation ! Je suis très fier ce soir d'être naturalisé uzétien. »



