Pokopia, Resident Evil et Crimson Desert : les jeux qui défient GTA VI pour le titre de GOTY 2026
Pokopia, Resident Evil, Crimson Desert : la course au GOTY 2026

Le secteur du jeu vidéo en pleine effervescence

Entre le succès phénoménal de Pokopia, le retour en grâce spectaculaire de Resident Evil et les débats passionnés autour de Crimson Desert, ce début d'année 2026 a déjà trouvé ses obsessions ludiques. Les chiffres de vente témoignent d'un secteur en excellente santé : Resident Evil Requiem a franchi le cap des 6 millions d'exemplaires écoulés en un peu plus de deux semaines, après un démarrage fulgurant à 5 millions en seulement cinq jours. De son côté, Pokopia a réalisé une performance remarquable avec 2,2 millions de ventes en quatre jours à peine.

Derrière cette agitation commerciale, une question fondamentale s'installe dans la communauté des joueurs : l'un de ces titres peut-il sérieusement venir troubler le sacre annoncé de GTA VI au titre de Jeu de l'Année (GOTY) qui sera décerné en fin d'année ?

Resident Evil Requiem : l'équilibre parfait entre horreur et action

Faut-il bousculer les gamers avec de l'action à foison ou tenter de les paralyser par la peur ? Tel est le dilemme qui anime, à chaque nouvel épisode, les créateurs de la célèbre franchise Resident Evil. Certains jeux ont assumé de faire vivre un véritable enfer à quiconque s'y frottait, tandis que d'autres ont plutôt fait office de défouloir. Avec Resident Evil Requiem, sorti le 27 février 2026, les développeurs ont réussi le tour de force de proposer deux aventures distinctes qui s'entrecroisent et s'entremêlent harmonieusement.

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Dans la première campagne, nous incarnons Grace Ashcroft, une agente du FBI torturée mais courageuse, qui va subir mille horreurs tout en devant se faufiler discrètement au milieu d'hordes de zombies sanguinaires. Dans la seconde, c'est Leon S. Kennedy, l'un des héros les plus appréciés de la série, qui va devoir faire le ménage à grands coups de fusil pour tenter de sauver le monde une fois de plus.

Pour célébrer le trentième anniversaire de la franchise, Resident Evil Requiem apparaît comme un best-of de tout ce que la série a pu offrir au fil des décennies, avec de très nombreux clins d'œil qui raviront les fans les plus fidèles. La partie horrifique n'a jamais été aussi stressante et impose de bien réfléchir avant chaque action, exigeant des nerfs solides. L'autre campagne, intensément bourrine, est un chouïa moins inspirée sur le plan créatif, même si le plaisir de jeu reste intact grâce à des séquences bien gores et haletantes. Quant au scénario, fidèle à la réputation de la saga, il reste totalement nanardesque - mais c'est précisément ce qui fait son charme !

Pokémon Pokopia : la simulation de vie addictive

Attention, jeu terriblement addictif ! Spin-off de la licence Pokémon qui fête cette année ses 30 ans, Pokopia représente un croisement innovant entre Minecraft et Animal Crossing. Dans ce jeu de simulation de vie et de construction, vous incarnez un Métamorph à l'apparence humaine. L'objectif n'est pas d'attraper un maximum de Pokémon, mais plutôt de les attirer en construisant des habitats spécifiques : parterres de fleurs, grottes, sources chaudes, camps d'entraînement... Et il y a du travail, puisque le monde dans lequel vous évoluez semble avoir été ravagé par un cataclysme mystérieux.

Une fois installés, les Pokémon vous demandent - gentiment, rassurez-vous - d'améliorer leur confort quotidien. Vous pouvez leur construire un jouet, un meuble, ou leur apporter à manger. Remplir ces missions permet de débloquer progressivement de nouvelles structures (maisons, centres Pokémon...) et objets divers.

Dans Animal Crossing, vous progressiez grâce à une pelle, un arrosoir et une hache. Dans Pokopia, ces outils sont remplacés par les capacités des Pokémon (Pistolet à O, Éclate-roc, Coupe...), que votre Métamorph peut reproduire. Ce sont ces capacités qui vous permettent de récolter les nombreuses ressources cachées dans le jeu.

À terme, vous serez capable de construire la ville de vos rêves. Ou plutôt, les villes, car le titre est divisé en cinq zones distinctes : prairie, port, montagne... Chaque biome apporte de nouvelles mécaniques de gameplay. Dans les montagnes, qui regorgent de mines, vous apprendrez par exemple à construire un réseau de wagonnets complexe.

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Généreux, surprenant, et bien plus permissif qu'un Animal Crossing classique, Pokémon Pokopia vous occupera pendant plusieurs dizaines, voire centaines d'heures de jeu. Adieu votre vie sociale !

Crimson Desert : la démesure coréenne

Très attendu, presque annoncé comme le sommet vidéoludique de 2026, Crimson Desert, développé par le studio coréen Pearl Abyss, arrivait précédé de teasers qui avaient mis les joueurs du monde entier sur les dents, à force de promesses et de démonstrations spectaculaires. Une attente à la hauteur du projet : gigantesque, somptueux, presque écrasant. Plaines à perte de vue, cités en guerre, falaises battues par le vent - le jeu empile les idées comme si les développeurs avaient voulu créer un menu dégustation, un Big Mac, un kebab et un plat étoilé Michelin dans la même assiette. Résultat : c'est copieux, parfois brillant, parfois indigeste.

On y combat à l'épée ou à l'arc, on escalade des montagnes vertigineuses, on plane entre les nuages, on chevauche des chevaux et même des dragons lors de séquences spectaculaires. On pêche, on cuisine, on craft, on assiège des forteresses imposantes, on déclenche des tempêtes dévastatrices, on manipule la physique du décor avec précision.

Cette profusion de possibilités fascine autant qu'elle étouffe. À force de tout embrasser, le jeu se disperse dangereusement : systèmes empilés, interface confuse, maniabilité inégale. Même le récit, pas toujours très étoffé, est relégué au second plan face à cette débauche de contenus.

Reste un objet vidéoludique rare, presque excessif dans son ambition. Crimson Desert n'est pas un chef-d'œuvre parfaitement équilibré, mais une expérience hors norme dont la démesure finit par devenir le véritable sujet d'intérêt.

Les autres prétendants au titre

La course au GOTY 2026 ne se limite pas à ces trois titres phares. Plusieurs autres jeux méritent d'être mentionnés :

  • Reanimal : Ce jeu d'aventure horrifique coopératif, développé par Tarsier Studios (à l'origine de Little Nightmares), propose une expérience anxiogène où des enfants masqués tentent de s'échapper d'une île habitée par des créatures cauchemardesques. Le gameplay classique, fait d'exploration et d'énigmes, tire son originalité de la coopération obligatoire pour survivre face à l'horreur.
  • Dragon Quest VII Reimagined : Square Enix poursuit sa relecture de sa saga culte avec ce remake ambitieux qui opère un virage vers la 3D complète. Le rythme, point noir de l'original, a été resserré, et le système de classes approfondi encourage l'expérimentation. Un RPG qui s'impose déjà comme l'un des temps forts de l'année.
  • La saga Final Fantasy VII Rebirth : Signalons également la sortie d'un livre consacré à l'un des projets les plus ambitieux du jeu vidéo contemporain. L'ouvrage de Pierre Lovati explore minutieusement cette réinterprétation maximaliste du jeu original de 1997, accompagné de riches illustrations et d'analyses approfondies.

Alors que GTA VI reste le favori incontesté pour le titre de Jeu de l'Année 2026, la concurrence s'annonce plus féroce que prévu. Resident Evil Requiem apporte une maîtrise technique impressionnante, Pokopia séduit par son innovation dans la simulation de vie, et Crimson Desert impressionne par son ambition démesurée. Reste à savoir si l'un de ces titres parviendra à créer la surprise lors des cérémonies de fin d'année.