L'UE interdit les IA créant des images sexuelles sans consentement
UE interdit les IA générant des deepfakes sexuels

Les États membres et le Parlement européen se sont entendus dans la nuit du mercredi 6 au jeudi 7 mai 2026 pour interdire dans l'UE les services d'intelligence artificielle (IA) permettant de « dénuder » des personnes sans leur consentement. Cette initiative fait suite à l'introduction d'une fonctionnalité dans Grok, l'assistant d'IA d'Elon Musk, qui permettait de créer des deepfakes hyperréalistes d'adultes et d'enfants dénudés à partir de photos réelles. Cette affaire avait provoqué un tollé et une enquête de l'UE.

Une interdiction large et ciblée

Selon le Parlement européen, la nouvelle interdiction porte sur les systèmes capables de générer des images, vidéos et sons à caractère pédopornographique, ou représentant les parties intimes d'une personne identifiable, ou la mettant en scène dans des activités sexuelles sans son consentement. La réglementation s'appliquera à partir du 2 décembre 2026. À cette date, les IA devront intégrer des mesures de sécurité empêchant la production de tels contenus.

Un contexte de tensions

Cette mesure a été adoptée dans le cadre d'une révision de l'AI Act, la loi européenne pionnière sur l'IA, adoptée il y a deux ans. Parallèlement, les 27 et les eurodéputés ont accepté de reporter l'entrée en vigueur de nouvelles règles pour les systèmes d'IA dits à hauts risques, actifs dans des domaines sensibles comme la sécurité, la santé ou les droits fondamentaux. Ces règles devaient entrer en vigueur en août, mais la Commission a souhaité donner plus de temps aux entreprises pour s'adapter.

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Calendrier des reports

Les États membres et les eurodéputés ont fixé des dates précises pour ce report : le 2 décembre 2027 pour les systèmes à hauts risques « autonomes », et le 2 août 2028 pour ceux intégrés à d'autres programmes ou produits. Cet accord intervient alors que les craintes liées à l'IA sont ravivées par Mythos, le nouveau modèle de la start-up américaine Anthropic, dont les capacités en cybersécurité suscitent des inquiétudes.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a également dénoncé le 5 mai 2026 des fausses photos d'elle générées par l'IA, qualifiant ces deepfakes d'« outil dangereux ». L'UE espère que cette interdiction marquera un tournant dans la lutte contre les abus de l'intelligence artificielle.

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