Le réseau social X, anciennement Twitter, s'est engagé à traiter les contenus haineux et terroristes dans un délai de vingt-quatre heures au Royaume-Uni, selon une annonce faite ce vendredi. Cette décision fait suite à des pressions croissantes des autorités britanniques pour lutter contre la prolifération de discours toxiques en ligne.
Un engagement sous pression réglementaire
X a accepté de mettre en place des procédures accélérées pour supprimer ou restreindre l'accès aux contenus incitant à la haine ou faisant l'apologie du terrorisme. Cette promesse intervient dans le cadre du projet de loi sur la sécurité en ligne, actuellement examiné par le Parlement britannique. Le gouvernement menace les plateformes d'amendes pouvant atteindre 10 % de leur chiffre d'affaires mondial en cas de non-respect des règles.
Des mesures concrètes
Concrètement, X devra modérer les publications signalées comme haineuses ou terroristes sous vingt-quatre heures, sous peine de sanctions. L'entreprise a également promis de renforcer ses équipes de modération et d'utiliser des outils d'intelligence artificielle pour détecter plus rapidement les contenus problématiques. Ces mesures visent à protéger les utilisateurs, en particulier les plus vulnérables, contre les discours de haine et la radicalisation.
Le réseau social, dirigé par Elon Musk, a souvent été critiqué pour sa gestion laxiste de la modération. En octobre 2023, une enquête avait révélé que des contenus antisémites et négationnistes restaient en ligne plusieurs semaines après avoir été signalés. Avec cet engagement, X espère regagner la confiance des annonceurs et des régulateurs.
Réactions mitigées
Les associations de lutte contre la haine en ligne ont salué cette annonce, mais restent prudentes. « C'est un pas dans la bonne direction, mais nous attendons de voir si les promesses seront tenues », a déclaré un porte-parole de Stop Hate UK. De son côté, le gouvernement britannique a exprimé sa satisfaction, tout en rappelant que la loi prévoit des sanctions dissuasives en cas de manquement.
Cette décision pourrait avoir un impact au-delà du Royaume-Uni. X a indiqué qu'il pourrait étendre ces mesures à d'autres pays, en fonction des réglementations locales. L'Union européenne, qui a déjà imposé des règles strictes avec le Digital Services Act, suit de près l'évolution de la situation.
Un contexte tendu
L'engagement de X intervient dans un climat de tensions croissantes autour de la modération des contenus en ligne. Plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne, ont renforcé leurs législations pour obliger les réseaux sociaux à agir plus rapidement contre les discours de haine. La décision de X pourrait donc servir de précédent pour d'autres plateformes.
En attendant, les utilisateurs britanniques peuvent espérer une expérience en ligne plus sûre, à condition que X respecte ses engagements. Le réseau social devra publier des rapports trimestriels sur ses actions de modération pour prouver sa bonne foi.



