Le système d'information de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), qui gère la plateforme des impôts, a été victime d'un « accès illégitime » fin juin 2026, permettant « la consultation et l'extraction de données concernant des particuliers et des professionnels », a annoncé Bercy ce jeudi 13 août 2026 dans un communiqué. Un « acteur malveillant » a revendiqué cet accès mercredi, après une usurpation d'identité, et les premières investigations confirment que des données ont été consultées et extraites, sans que Bercy précise leur nature ni le nombre de contribuables concernés.
678 437 personnes potentiellement touchées
Le site spécialisé « French Breaches », qui documente les cyberattaques en France, faisait état jeudi matin de 678 437 personnes potentiellement concernées, dont 392 867 particuliers et 285 570 professionnels. Sur le réseau social X, le site affirmait que « le fichier serait désormais en vente pour plusieurs milliers d'euros ». Bercy n'a pas confirmé ces chiffres ni communiqué d'ordre de grandeur du nombre de victimes.
Une nouvelle fuite de données immobilières revendiquée
En outre, « une nouvelle fuite liée à la DGFiP », concernant « près de deux millions de propriétaires de biens immobiliers et fonciers en France, est revendiquée », a indiqué jeudi soir un responsable de « French Breaches » par courriel à l'Agence France-Presse (AFP). Selon cette source, le pirate affirme détenir « des noms, dates de naissance, adresses, identifiants fonciers, parcelles cadastrales et informations sur les biens détenus », et avoir « toujours accès au compte DGFiP ». Le site de « French Breaches » était momentanément en panne.
Mesures de restriction et investigations en cours
Bercy a souligné qu'à la suite de la revendication de l'attaque de juin, « la DGFiP a immédiatement mis en œuvre de nouvelles mesures de restriction permettant d'y mettre fin et de prévenir de nouveaux accès illégitimes », sans faire allusion à cette possible nouvelle fuite. « Des investigations approfondies se poursuivent afin de déterminer précisément les données et le nombre d'usagers concernés », ajoute le communiqué. Les équipes de la DGFiP sont mobilisées avec le service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS) et l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi).
Les usagers concernés recevront « une information individuelle précisant les données susceptibles d'avoir été consultées ou extraites et, le cas échéant, les mesures de vigilance à adopter ». La DGFiP « notifiera l'incident à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), déposera plainte et communiquera de nouveaux éléments à mesure de l'avancée des investigations », conclut Bercy.



