Le New York Times affirme avoir identifié Satoshi Nakamoto : Adam Back en serait le créateur
Satoshi Nakamoto identifié comme Adam Back selon le NYT

Le mystère de Satoshi Nakamoto enfin percé par le New York Times

Le New York Times affirme avoir résolu l'un des plus grands secrets du monde des cryptomonnaies : l'identité du créateur du bitcoin, connu sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto. Selon une enquête approfondie publiée récemment, ce nom à consonance japonaise dissimulerait en réalité Adam Back, un cryptographe britannique âgé de 55 ans et figure éminente de l'univers des cryptomonnaies.

Une enquête journalistique méticuleuse sur plus d'un an

Signée par le journaliste John Carreyrou, lauréat du prix Pulitzer en 2003, cette investigation s'est étalée sur plus d'une année. Elle trouve son origine dans un documentaire diffusé par HBO en 2024, qui cherchait déjà à révéler l'identité de Satoshi Nakamoto. Lors du tournage, le réalisateur Cullen Hoback a rencontré plusieurs suspects, dont Adam Back, dont le comportement a immédiatement éveillé les soupçons.

« À la mention de son propre nom, M. Back se tendit, nia vigoureusement être Satoshi et demanda que la conversation reste discrète. Ayant rencontré ma part de menteurs et développé une certaine maîtrise de leurs indices, l'attitude de M. Back – ses yeux futés, son rire maladroit, le mouvement saccadé de sa main gauche – m'a paru louche », raconte John Carreyrou dans son article.

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Des preuves linguistiques et biographiques accablantes

Pour confirmer ses intuitions, le journaliste a passé au crible une vaste quantité de données, incluant des courriels rendus publics, des archives et des publications spécialisées. L'analyse linguistique a constitué un élément central de l'enquête. Parmi les expressions fréquemment utilisées par le créateur du bitcoin, on retrouve notamment « dang », « backup », « human friendly », « on principle », « burning the money », « hand tuned » et « a menace to the network ».

En utilisant la fonction de recherche sur X, John Carreyrou a vérifié que l'une des personnes souvent citées comme étant Satoshi Nakamoto employait ces termes. « Seule une personne les employait presque tous : M. Back », écrit le New York Times. De plus, l'enquête met en avant des éléments biographiques et idéologiques concordants. Satoshi Nakamoto aurait été proche du mouvement des cypherpunks dans les années 1990, tout comme Adam Back.

« Plus important encore, M. Back avait inventé Hashcash, un système statistique de résolution d'énigmes que Satoshi avait emprunté pour le minage de bitcoins. Satoshi avait cité M. Back et Hashcash dans son livre blanc », souligne l'article.

Un lapsus révélateur et des démentis fermes

Au fil de ses recherches, John Carreyrou a interrogé plusieurs anciens collaborateurs d'Adam Back avant de le rencontrer personnellement. Il décrit un homme engagé, intéressé par les droits humains et la « protection des fichiers contre la surveillance gouvernementale ». L'article évoque un moment particulièrement troublant lors d'un échange au Salvador.

Interrogé sur une phrase attribuée à Satoshi Nakamoto – « Je suis meilleur avec le code qu'avec les mots » –, Adam Back a laissé échapper un lapsus : « J'ai pourtant beaucoup bavardé sur ces listes. » « Pendant quelques secondes, M. Back avait laissé tomber le masque et s'était transformé en Satoshi », estime le journaliste.

Cependant, Adam Back rejette fermement ces révélations. Sur X, il a assuré le 8 avril qu'il « n'était pas Satoshi », dénonçant des « biais de confirmation » et une accumulation de « coïncidences ». Malgré ces démentis, l'enquête du New York Times apporte des éléments convaincants qui pourraient bien relancer le débat sur l'identité réelle du fondateur du bitcoin.

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