Comme chaque année, le 12 mai, l'association des harkis aveyronnais a organisé une cérémonie mémorielle à Brusque, Saint-Rome-de-Cernon (Nouzet) et La Cavalerie. Les participants ont fleuri les monuments à la mémoire des harkis qui ont vécu et travaillé en ces lieux.
Un moment de recueillement à Nouzet
À Nouzet, devant la stèle érigée en bordure de la départementale, en présence de Jean-Marie Schmerber, conseiller municipal représentant le maire, des porte-drapeaux de la commune et de quelques Saint-Romains et habitants du hameau, Bernard Rénéro, représentant le président de l'association des harkis, a rappelé l'origine de cette manifestation.
Il a évoqué le souvenir de ces milliers d'hommes, membres de l'armée française, qui, suite aux accords d'Évian du 19 mars 1962, se sont trouvés menacés de mort dans leur pays d'origine et rejetés par la France. Le 12 mai 1962 est pour la communauté harki le jour de l'abandon.
Des conditions indignes
Bernard Rénéro a également rappelé les conditions indignes dans lesquelles ont été accueillis en métropole ceux qui, grâce à la complicité d'officiers en désaccord avec leur hiérarchie, ont réussi à passer en France avec leurs familles. Placés en camps de rétention, ils ont ensuite été dirigés vers des camps de forestage comme à Nouzet et Brusque. Des blessures qui sont toujours des plaies ouvertes.
Fin de la cérémonie
Après le dépôt de gerbes et la minute de silence, la cérémonie s'est achevée par la Marseillaise interprétée a cappella, avant que la délégation harkis ne reprenne la route vers La Cavalerie pour un nouvel hommage.



