Le Stade toulousain, porté par Antoine Dupont et Romain Ntamack, dispute ce samedi 27 juin 2026 la finale du Top 14 au Stade de France face à Montpellier. En cas de victoire, les Rouge et Noir décrocheraient un quatrième bouclier de Brennus consécutif, égalant ainsi la génération des Cazalbou, Deylaud et du président Didier Lacroix. Ce serait également le 25e titre national pour le club le plus titré du rugby français.
Un adversaire regonflé à bloc
Montpellier, de son côté, a connu une renaissance spectaculaire. En juin 2024, le MHR était passé à quelques secondes de la relégation, sauvé par un coup de pied de Louis Carbonel lors du barrage contre Grenoble. Deux ans plus tard, l'équipe s'est reconstruite autour d'un staff 100 % montpelliérain, mené par Joan Caudullo, intronisé en 2024. Avec une série de 23 victoires lors des 26 derniers matches, les Héraultais abordent la finale avec une confiance retrouvée.
Les forces en présence
Toulouse reste sur huit victoires en autant de finales de championnat depuis sa dernière défaite en 2006 face à Biarritz. Cependant, la saison n'a pas été sans accrocs : l'élimination en quart de finale de Champions Cup contre Bordeaux-Bègles et des pénalités pour infractions au plafond salarial ont marqué le parcours. Malgré les absences de Mallia et Jelonch, l'entraîneur Ugo Mola a recentré ses forces sur la fin de saison, comme en témoigne la démonstration en demi-finale face au Racing 92 (71-17).
Montpellier impressionne par sa densité physique, avec la meilleure défense du championnat. Privé de Yacouba Camara (suspendu), le capitaine Lenni Nouchi mène un pack ultra-solide qui avait déjà dominé Toulouse 44-14 en début de saison à Montpellier. « Si Toulouse est à 100 %, c'est quasiment impossible », a reconnu Joan Caudullo, avant d'ajouter : « C'est une source de motivation. Je n'ai pas envie qu'on finisse comme ça, donc on va se préparer à faire la guerre. »
Un duel tactique attendu
Jean-Baptiste Elissalde, ancien demi de mêlée toulousain et membre du staff du MHR de 2020 à 2023, estime que Montpellier doit « contraindre Toulouse à un jeu lent, de collisions », un secteur où les Héraultais excellent. De son côté, Toulouse retrouve Thomas Ramos, absent en demi-finale, ce qui renforce encore son jeu offensif.
Les compositions
Toulouse : Kinghorn ; Thomas, Barassi, Chocobares, Lebel ; (o) Ntamack, (m) Dupont ; Willis (cap.), Roumat, Cros ; Meafou, Brennan ; Merkler, Mauvaka, Neti. Remplaçants : Marchand, Ainu'u, Vergé, Flament, Graou, Gourgues, Ramos, Aldegheri.
Montpellier : Banks ; Ngandebe, Vincent, Cadot, Taofifenua ; (o) Miotti, (m) Price ; Bécognée, Vunipola, Nouchi (cap.) ; Duguid, Verhaeghe ; Haouas, Uelese, Erdocio. Remplaçants : Tolofua, Forletta, Beard, Masibaka, Coly, Piccardo, Darmon, Hounkpatin.
Le coup d'envoi sera donné à 21 h au Stade de France. Une finale qui promet d'être intense entre deux équipes occitanes aux destins contrastés.



