Gérard Larrousse, 86 ans, de retour sur une Porsche 911 aux Dix Mille Tours
Gérard Larrousse de retour sur Porsche 911 aux Dix Mille Tours

Gérard Larrousse, 86 ans, retrouve la piste du circuit Paul-Ricard ce week-end à l'occasion de la 16e édition des Dix Mille Tours. Le pilote français, connu pour sa carrière éclectique (Alpine, Porsche, Matra) et son rôle de patron chez Renault, pilotera une Porsche 911 ST de 1971 dans le cadre du plateau Classic Endurance Racing 1 (CER 1). Il a accepté de reprendre le volant grâce à son ami Claudio Rodaro, qui lui a proposé de participer à l'événement. « OK… si c'est une 911. Je ne veux rien d'autre qu'une Porsche 911 », a-t-il répondu.

Une voiture « magnifiquement conservée »

Gérard Larrousse a expliqué avoir retrouvé la Porsche 911 ST de 1971 dans un état remarquable. « En me glissant dans le baquet, je l'ai retrouvée comme je l'avais quittée. Position de conduite, volant, boîte de vitesses : elle est dans son jus, magnifiquement conservée », a-t-il déclaré. Il a souligné que la voiture, préparée à l'époque par Louis Meznarie en collaboration avec Michelin, offrait une tenue de route exceptionnelle. Aujourd'hui, c'est le team Joffroy Automobile, basé à Cassis, qui en assure l'entretien. Larrousse a exprimé sa satisfaction d'accompagner Romain Joffroy, qu'il décrit comme un « garçon entreprenant ».

La 908/03, un souvenir marquant

Interrogé sur ses souvenirs de Porsche, Gérard Larrousse a cité la 908/03, avec laquelle il a remporté les 1000 km du Nürburgring en 1971 avec Vic Elford. « Elle était tellement performante, équilibrée. On a tapé les Ferrari, les Alfa Romeo… Pour moi, ça reste incontestablement la voiture la plus agréable à piloter », a-t-il affirmé. Il a noté que deux exemplaires de ce modèle sont engagés par des concurrents suisses dans la catégorie CER 1.

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Le souvenir du Castellet : le programme A442

Au sujet de ses moments forts sur le circuit Paul-Ricard, Gérard Larrousse a évoqué le programme A442 en endurance, lorsqu'il dirigeait Renault Sport. Il a rappelé les nombreuses séances d'essais effectuées sur le circuit pour préparer les 24 Heures du Mans. « Au début, en 1976, l'auto ne tenait pas la distance, loin de là », a-t-il expliqué, soulignant le travail acharné des pilotes comme Didier Pironi, Jean-Pierre Jaussaud, Patrick Tambay, Jean-Pierre Jabouille, Patrick Depailler, Jean Ragnotti et Guy Fréquelin. Ces efforts ont permis de fiabiliser le moteur, et l'Alpine-Renault A442B a finalement remporté les 24 Heures du Mans en 1978 avec Pironi et Jaussaud.

Un regret : le Rallye Monte-Carlo

En conclusion, Gérard Larrousse a répondu à une question directe : accepterait-il d'échanger l'une de ses deux victoires aux 24 Heures du Mans avec Matra contre un succès au Rallye Monte-Carlo ? « Tiens, cette question-là, on ne me l'a jamais posée… Et pourquoi pas ? Allez, je vous réponds oui ! », a-t-il déclaré. Il a expliqué que ses trois deuxièmes places au Monte-Carlo (1969, 1970 et 1972) restent un regret, notamment celle de 1972 où il a perdu une minute avec des pneus trop usés après avoir choisi de ne pas s'arrêter à l'assistance Porsche. « Erreur très lourde de conséquences », a-t-il conclu.

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