Le football international vit un affrontement entre deux visions, ces dernières semaines. D'un côté, les fédérations nordiques ont officiellement exprimé leur perte de confiance envers le président de la Fifa, Gianni Infantino. De l'autre, la légende camerounaise Samuel Eto'o a pris sa défense, estimant qu'il n'a « rien fait de mal ».
Les fédérations nordiques exigent des garanties contraignantes
Ce lundi, les fédérations de football de Suède, du Danemark, de Norvège, de Finlande, des îles Féroé et d'Islande ont publié un communiqué commun. Elles y indiquent que « les six fédérations de football nordiques ont perdu confiance dans le président de la Fifa et s'inquiètent de la gouvernance et du processus décisionnel de l'organisation au plus haut niveau ».
Le communiqué précise également que « les fédérations de football nordiques sont solidaires de l'UEFA et soutiennent les mesures proposées conjointement par l'organisation et ses associations nationales membres ». Les six fédérations ajoutent : « Nous attendons de la Fifa qu'elle fournisse des garanties contraignantes que sa gouvernance et ses compétitions ne seront plus jamais ouvertes à la propriété privée. »
Cette prise de position fait suite au projet, avorté, d'ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Un projet qui avait suscité une vive opposition au sein des instances européennes et des fédérations nationales.
Samuel Eto'o prend la défense d'Infantino
Dans le camp des soutiens de Gianni Infantino, l'ancien attaquant du FC Barcelone et de l'Inter Milan, Samuel Eto'o, s'est exprimé dans un entretien accordé à la chaîne CNN. Il a déclaré : « Il a aidé notre continent. Il a aidé nos fédérations à se développer beaucoup plus rapidement, et nous devons le reconnaître. »
Eto'o a poursuivi : « Nous devrions le soutenir pour tout ce qu'il a accompli jusqu'à présent. » Il a également insisté sur les changements apportés par le président de la Fifa : « Le président Gianni Infantino a changé le football. Il a donné des opportunités à des nations qui n'avaient pas eu ces opportunités de participer au plus beau des tournois, la Coupe du monde. »
L'ancien buteur camerounais a conclu : « Je ne pense pas que le président Gianni Infantino ait fait quoi que ce soit de mal. »
Une opposition qui reflète des divergences profondes
Cette opposition entre les fédérations nordiques et Samuel Eto'o illustre les divergences profondes qui traversent le football mondial. Les fédérations nordiques, solidaires de l'UEFA, réclament des changements structurels et une gouvernance plus transparente. Elles souhaitent que la Fifa s'engage formellement à ne plus jamais ouvrir ses compétitions à des investisseurs privés.
De son côté, Samuel Eto'o met en avant les progrès réalisés sous la mandature d'Infantino, notamment en Afrique. Il estime que le président de la Fifa a permis à des nations moins favorisées de participer à la Coupe du monde, élargissant ainsi l'accès au tournoi.
Cette situation pourrait avoir des répercussions sur la prochaine élection du président de la Fifa, prévue dans les mois à venir. Les fédérations nordiques, qui ont perdu confiance, pourraient chercher à influencer le processus électoral. Gianni Infantino, lui, pourra compter sur le soutien de personnalités comme Samuel Eto'o, qui voit en lui un réformateur.



