Le RCT face aux Stormers : un match crucial pour relancer une saison en perdition
RCT-Stormers : un match décisif pour relancer la saison

Le RCT face aux Stormers : un match crucial pour relancer une saison en perdition

En plein doute, les Toulonnais de Pierre Mignoni doivent absolument relever la tête devant leur public ce samedi 4 avril 2026. L’enjeu est de taille : continuer l’aventure européenne et donner un dernier élan à une fin de saison difficile. Ils défient les redoutables Stormers du Cap à 16 heures, au stade Mayol, dans un contexte sportif particulièrement tendu.

Une rencontre européenne atypique à Mayol

Parler d’Europe à Mayol aura rarement été si peu approprié. Cet après-midi, c’est bel et bien une équipe sud-africaine que le RCT reçoit en 8e de finale de Champions Cup. Cela change des traditionnels adversaires anglais, écossais, gallois, italiens ou irlandais. Sur le pré toulonnais, les Stormers vont se présenter… et trimballer avec eux un sinistre avis de tempête sportive.

Non pas que le ciel sera sombre ou le vent déroutant au pied du Faron. Bien au contraire. En revanche, les faits sont têtus. Et le RCT, actuellement 11e du Top 14, n’a plus remporté de match depuis le 25 janvier. Il reste sur cinq rencontres sans victoire et, surtout, deux lourds revers d’affilée dans un temple que l’on pensait presque inviolable. À domicile, cela fait vingt ans que cela n’est pas arrivé.

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Une équipe en perte de confiance

Au-delà des simples chiffres, il y a ce que le public voit du terrain. Il y a cette équipe poussive, malade, peu « connectée » derrière et presque incapable de se rassurer sur ce qui faisait auparavant sa force : le combat, la conquête. En somme, il y a ce groupe qui a perdu confiance. Pourtant, c’est sans doute le moment ou jamais de la retrouver.

Si l’objectif de top 6 en championnat semble aujourd’hui davantage relever du fantasme, la Champions Cup, elle, a encore un peu à donner… à condition d’enfin s’imposer. « Si on gagne ce week-end, ça change tout pour nous, assurait devant la presse le capitaine David Ribbans. Après, tu rejoues en quart de finale, et peut-être en demie. Tu peux aussi profiter d’un momentum en Top 14. Donc, oui, si on gagne, la saison change. »

La quête du « match déclencheur »

« Je crois que le but, c’est qu’on revibre tous à travers ce match », glissait de son côté le coach, Pierre Mignoni. Vibrer, comme le groupe l’avait fait le temps d’une semaine, lors de son déplacement chez ces mêmes Stormers il y a près d’un an et demi ? Si « l’histoire est différente » cette saison, nul doute que pour ceux qui étaient alors du voyage, cela doit avoir un écho, même léger.

En Afrique du Sud, le groupe s’était soudé et avait posé certaines des fondations qui, quelques mois plus tard, avaient fait de lui l’un des wagons de tête du rugby français. Ce sentiment d’union pendant 80 minutes, « Mignon » ne désespère pas à l’idée de le retrouver : « On continue de travailler dans l’ombre, de se taire, d’essayer de trouver des solutions, de l’énergie… C’est vrai que c’est très contradictoire, malheureusement, avec l’image que l’on donne en ce moment. Mais c’est un 8e de finale, une autre compétition, et c’est le bon moment pour renverser tout ça. On en a besoin, c’est évident. »

Comme l’équipe a aussi besoin de ses supporters en ces temps troublés : « Il faut garder espoir. Il est clair qu’on doit changer les choses. Et je vais les changer. Mais tout ne se fait pas en un coup de baguette magique. On a d’abord besoin de retrouver de la confiance et de se sentir soutenus, même si on ne le mérite pas toujours. Il faut quand même garder un certain optimisme pour la suite, avec beaucoup de solidarité entre nous. Il faut un match déclencheur, vraiment. »

Pour sauver ce qui peut encore l’être. Pour continuer à exister en cette fin de saison. Pour rendre aux supporters ce qu’ils peuvent leur donner. Et, surtout, pour continuer à frissonner en Champions Cup. De peur ou de plaisir, à Glasgow ou à Mayol… Qu’importe. Mais dans une saison d’abord prometteuse ayant récemment tourné au vinaigre, cela ajouterait au moins un peu de sel.

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