Montpellier a signé une victoire de prestige sur la pelouse de Bath, demi-finaliste de la dernière édition de la Coupe des champions, samedi 17 octobre. Les Héraultais ont dominé la seconde période sans encaisser le moindre point après la 25e minute, envoyant un signal fort après leur défaite à Paris la semaine précédente (30-22).
Une deuxième période de très haut niveau
Malgré l'absence de plusieurs titulaires (Verhaeghe, Miotti, Banks…), les Montpelliérains ont renversé les Anglais grâce à une deuxième mi-temps aboutie. « On n'est pas surpris par notre performance mais je pense qu'on a surpris », savourait le manager Joan Caudullo après la rencontre.
Pourtant, le plan adverse était connu. Billy Vunipola l'avait annoncé juste avant le match à la télévision anglaise : « Nous voulons être resserrés et compacts au niveau de notre attaque et, avec un peu de chance, aspirer les avants et les arrières de Bath, pour qu'ensuite nos arrières puissent frapper dans leur dos. Pour ce qui est de la mêlée et des ballons portés, nous voyons simplement ça comme une guerre, une bataille d'usure », confiait le troisième ligne anglais.
Une défense imperméable après la pause
Montpellier a parfaitement respecté ce plan. Malgré 25 premières minutes compliquées avec deux essais encaissés, les Héraultais ont fermé la boutique après la pause. « Nous nous sommes accrochés, vous savez c'était serré à la mi-temps, on a eu l'impression de traverser une petite tempête là, et en deuxième mi-temps on a fini par jouer dans la bonne partie du terrain et on a capitalisé sur les erreurs, je pense qu'on a mis la pression sur Bath et on est reparti avec quelques essais et des points », confiait le demi de mêlée Ali Price à la télé anglaise après la rencontre.
Son association avec Adam Hastings a parfaitement fonctionné. L'ouvreur écossais a éclipsé son concurrent en équipe d'Écosse, Finn Russell, passé à travers son match. « Je ne m'amusais pas à la 60e minute, je pense que j'avais besoin d'un nouveau poumon !, rigolait-il à l'issue de la rencontre. Nous avons probablement essayé de jouer un peu trop en première mi-temps et ensuite nous sommes passés à notre jeu de puissance. Et nos avants ont été incroyables ce soir. »
Une victoire construite sur l'ADN du club
« On a gagné sur notre ADN, sur ce qui fait notre force, même si notre début de match a été très compliqué. L'équipe n'a rien lâché et elle s'en est sortie », se félicitait Joan Caudullo. « Les avants, c'est notre marque de fabrique, glisse Alexandre Bécognée, élu homme du match samedi soir. On sait qu'on est fort devant à Montpellier. On voulait aussi le montrer ici parce que Bath c'est aussi une grosse équipe devant. Donc ce soir on a remporté la bataille. »
Une bataille défensive aussi. Montpellier a bénéficié des erreurs de son adversaire, à l'image de cet incroyable en-avant dans l'en-but de Griffin (44e) ou l'essai refusé à Bayliss (68e) pour un jeu dangereux un peu plus tôt dans l'action. Montpellier n'a plus encaissé le moindre point après la 25e minute du match. Face à une équipe habituée à dérouler en attaque, la performance a scotché plus d'un outre-Manche.
Un message clair pour la suite de la compétition
« On est très contents de cette performance, on avait à cœur de jouer notre jeu, de ne pas faire un score de basket, mais plutôt un score de foot », poursuit Caudullo. Montpellier a donc frappé fort pour son retour dans Coupe des champions et envoyé un signal. « On était venu pour faire quelque chose ici. On voulait envoyer un bon message et c'est chose faite », assure Alexandre Bécognée.
« On veut marquer l'histoire du club. En Champions, notre meilleur résultat reste un quart de finale. On a envie de faire ces phases finales. Même s'il reste encore trois journées, nous avons un peu plus d'ambition après ce match », résume Caudullo.