Lorenzo Vinci et son père vivent un rêve américain en supportant les Bleus
Lorenzo Vinci et son père, supporters des Bleus aux USA

Depuis deux semaines aux États-Unis, Lorenzo Vinci, arrière droit du Sporting Club de Toulon (National 2), et son père Jacques vivent un rêve éveillé. Présents pour les trois matchs de poules de l'équipe de France à New York, Philadelphie puis Boston, les deux hommes étaient également au rendez-vous pour les 16es de finale à New York contre la Suède.

Un premier match de Coupe du monde inoubliable

Pour Lorenzo, un souvenir se détache déjà : « Le match contre le Sénégal (3-1) reste inoubliable. C'était le premier match de Coupe du monde de notre vie avec mon père. Quoi qu'il arrive, ça restera gravé. » La rencontre face à l'Irak (3-0) a quant à elle réservé bien des surprises. « Ce jour-là, on a découvert les ponchos de pluie, qu'on a achetés le matin même », poursuit Lorenzo. « On n'en avait jamais mis de notre vie », glisse Jacques. Un équipement qui s'est avéré indispensable : « Heureusement qu'on en avait, parce qu'il y avait tellement de pluie… Ça nous a bien protégés. »

Un budget serré face à des prix américains

Grâce à leur victoire 4-1 face à la Norvège, les Bleus ont terminé à la première place de leur poule, évitant au duo un déplacement à Dallas. « Merci à l'équipe de France de s'être qualifiée en tête de groupe ! », se réjouit Jacques. « Dallas doit être une expérience incroyable mais il y a déjà tellement de frais… On a mis de côté pendant pas mal d'années pour réaliser ce voyage ; alors, s'en rajouter… » Sur place, le budget est en effet le nerf de la guerre, et les prix pratiqués laissent les deux supporters sans voix. « Affolant, démesuré, exorbitant », résument-ils. Pour rejoindre le Gillette Stadium à Boston, il fallait par exemple compter 80 dollars en train et 175 dollars pour une simple place de parking. « Sans oublier les bières à 19 dollars et l'eau du stade à 8 dollars », précise l'arrière du SC Toulon. Malgré ces coûts, le voyage américain se déroule sans ombre au tableau : « On touche du bois, on n'a pas rencontré de problème, tout se passe pour le mieux. »

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Une ambiance de fête et une fierté tricolore

Au-delà du terrain, c'est l'atmosphère qui les marque autant que les matchs : « Il y a une ambiance fraternelle et une vraie humanité entre les nations. On vit une grande fête du foot. » Dans les tribunes, les maillots bleus sont partout. Lorenzo et Jacques ont d'ailleurs été frappés de voir autant de supporters étrangers arborer les couleurs bleu, blanc, rouge : « La France est vraiment reconnue mondialement en foot, c'est marquant. » Alors que la Fédération française n'annonce qu'environ 4 000 supporters tricolores au stade, la présence des Bleus dépasse largement ce contingent.

Confiance mesurée pour la suite

Pour la suite de l'aventure, la confiance est là, mais père et fils gardent tout de même les pieds sur terre : « Les matchs couperet sont particuliers, tout peut se passer. Mais lorsqu'on voit le niveau de jeu affiché, le potentiel, ils l'ont. Optimistes oui, mais sans excès de confiance non plus. Ça reste du foot. »

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