Handball N3 : un match capital pour le Mende Gévaudan Club face à l'Entente Beaujolais
Ce samedi 28 février à 20 heures, la salle de la Vernède à Mende va vibrer au rythme d'une rencontre cruciale de handball. Le Mende Gévaudan Club (MGC) reçoit l'Entente Beaujolais pour le 14e jour du championnat de Nationale 3. Un affrontement qui revêt une importance particulière pour les Lozériens, actuellement promus et déterminés à assurer leur maintien dans l'élite amateur.
Un adversaire mal classé mais un enjeu énorme
L'Entente Beaujolais, équipe basée à Villefranche-sur-Saône, occupe actuellement la dernière place du classement avec une dynamique négative. Pourtant, le match aller avait tourné à la correction pour le MGC, qui s'était incliné lourdement sur le score de 32 à 18. Florent Bodin, l'entraîneur mendois, se souvient amèrement de cette défaite : "À l'aller, nous avions subi une correction de leur part et je l'ai encore de travers."
Depuis cette rencontre, la situation a évolué et le MGC se trouve dans une position où chaque victoire compte. "Nous rentrons dans le dernier tiers du championnat et nous faisons un très bon championnat pour un promu", analyse Bodin. "En gagnant samedi, on fait un énorme pas vers l'objectif du maintien et nous restons dans la première moitié du classement."
Une crise des absences qui inquiète l'encadrement
Le principal défi pour le MGC ne vient pas seulement de l'adversaire, mais de ses propres effectifs. L'entraîneur Florent Bodin doit composer avec pas moins de huit absences pour cette rencontre capitale. Paul Saleil, Gaétan Roche et Iheb Maleel sont blessés, tandis que Raphaël Vaugelade est retenu pour des raisons professionnelles. Plus surprenant, Rémi Sartre, Charli Kopp, Erwan Pot et Olivier Cavalier sont en vacances.
"Mon gros problème est que nous allons jouer ce match amputé d'une grosse partie de notre effectif", déplore Bodin. "Ça en devient vraiment lassant et très pénible, car j'estime que certains ne font pas les efforts nécessaires pour se rendre présents, alors que le calendrier est connu de tous depuis très longtemps."
Une mobilisation en baisse qui contraste avec les saisons précédentes
L'entraîneur pointe un phénomène inquiétant : "On a passé deux saisons avec plus de trente matchs officiels et un taux de présence hors blessures à 90% et cette année où nous n'avons que vingt-deux matchs officiels on tombe à 70%. On joue en national et on n'arrive pas à se mobiliser."
Pourtant, le MGC a montré sa résilience à plusieurs reprises cette saison. "La chance que j'ai, c'est que le noyau dur ne lâche rien", reconnaît Bodin. "On est arrivé à faire des exploits incroyables comme à Vaulx-en-Velin ou au match aller contre Lyon en étant mené de 6 buts à 12 minutes de la fin ou même Avignon où nous étions partis plus que limite."
Des solutions jeunes pour pallier les absences
Face à cette situation difficile, Florent Bodin va devoir faire preuve d'ingéniosité. Pour compenser les nombreuses absences, il va faire appel à des jeunes de moins de 18 ans comme Bema Konate et Mathieu Durand, ainsi qu'à des joueurs de la réserve tels que Dorian Boulet, Keryan Malaval Audigier et Loan Casimir.
La responsabilité reposera donc sur les épaules des joueurs réguliers : Corentin Quiot, Antoine Cuminal, Jules Bonnefoy, Lucas Hidalgo, Jérémy Giral, Rodrigue Chabrillat, Valentin Molinie et Marwane Soussi. Ces derniers devront sortir une performance exceptionnelle pour permettre au MGC de remporter un match qui représenterait un pas décisif vers le maintien en N3.
"Alors ça montre certes la force de caractère du collectif, mais on tire toujours sur les mêmes et ça peut engendrer des blessures, car vraiment je ne les ménage pas", conclut l'entraîneur, conscient des risques mais déterminé à obtenir le résultat nécessaire pour les ambitions du club lozérien.



