Jone Arotçarena-Rosas affronte son ancien club dans un choc crucial pour le podium
Arotçarena-Rosas face à son ancien club dans un choc crucial

Jone Arotçarena-Rosas prête pour un retour chargé d'émotions face au Côte Basque

Blessée au genou lors du match aller à Bayonne, Jone Arotçarena-Rosas va enfin pouvoir fouler le parquet contre son ancien club, le Côte Basque Handball, ce dimanche à 14 heures. Ce choc promet d'être décisif dans la course au podium de la N1 féminine, où seulement une victoire sépare les deux dernières équipes de la pivot basque, désormais expatriée dans la banlieue tourangelle.

Une frustration transformée en motivation

Sur le banc lors de la dernière confrontation entre Côte Basque et Chambray en septembre dernier, Arotçarena-Rosas n'avait pu participer, victime d'une satanée blessure au genou. « J'étais plutôt frustrée mais ça m'a fait plaisir de revenir », confie la joueuse formée à Irissarry, qui a constaté que le groupe labourdin « avait beaucoup changé en deux ans » depuis son départ pour l'Indre-et-Loire.

Privée des quatre premiers matches de la saison, dont celui face au CBHB, la championne d'Europe U17 2023 a plutôt bien récupéré. « Cette phase de récupération a été intense, grâce à la rééducation effectuée avec le kiné de Chambray et à une bonne préparation physique », remarque la future vingtenaire, qui fêtera ses 20 ans en mai.

Une progression remarquée par ses anciens coéquipiers

Mickaël Moreno, son ancien entraîneur au Côte Basque et désormais rival, souligne que si Arotçarena-Rosas « joue encore en N1, elle appartient au collectif de D1 ». Il se souvient de son arrivée au sein de l'effectif basque : après une première année chez les espoirs, « elle a intégré l'équipe fanion en jouant peu avant d'être sélectionnée en équipe de France jeunes ».

Lors de sa dernière saison avec les Côtières (2023-2024), elle a été promue titulaire. « Elle s'est vraiment révélée, maîtrisant le poste et répondant aux demandes. Elle a été pleinement impliquée dans le projet de jeu sur l'ensemble de l'année », ajoute Moreno.

Léa Iralde, son ex-capitaine, se souvient d'une joueuse timide au début, qui s'est affirmée avec le temps. « Elle a toujours bossé dur sans jamais broncher. Hélas, elle n'a pas eu de chance avec ses blessures, ce qui l'a un peu freinée. Je lui souhaite vraiment d'aller le plus haut possible. C'est une pure euskaldun qui performe », insiste l'ailière saratar, qui échange toujours en basque avec elle.

Un match à haute intensité logistique et sportive

Jone Arotçarena-Rosas, qui n'a pu aider les Conquérantes de Chambray lors du match aller (défaite 34-19), a « hâte de jouer ce match pour prendre notre revanche ». Le déplacement de 530 kilomètres depuis Bayonne impose une logistique particulière au club labourdin, composé de joueuses amateurs. « Comme on n'a pas les moyens de partir en bus ou en train, on va prendre les minibus et dormir à l'hôtel », explique Mickaël Moreno.

Sur le plan sportif, ce match est crucial. Le CBHB, repoussé à une victoire du podium, pourrait recoller sur Chambray en cas de succès. « Cette rencontre, compliquée, sera un indicateur pour savoir si on pourra rester dans le top 5 », estime l'entraîneur. Il rappelle que Chambray, réserve de D1, bénéficie d'avantages en termes d'entraînement et de récupération, mais souligne que les Bayonnaises s'entraînent plus collectivement.

Après des débuts poussifs, les promues de Chambray semblent avoir trouvé leur rythme. « C'est peut-être l'équipe qui tourne le mieux en ce moment », précise Moreno. Le match se déroulera au gymnase de la Fontaine blanche à Chambray-lès-Tours, arbitré par MM. Rousseau et Bamba.