Les Boïens confrontés à une crise sans précédent après deux mois sans match officiel
Boïens : deux mois sans match, une crise sportive majeure

Une crise sportive sans précédent pour les Boïens

Le club de football des Boïens, évoluant en Régional 1, traverse une période extrêmement difficile. Samedi soir à 19 heures, ils sont censés recevoir Boé Bon-Encontre, mais cette rencontre reste conditionnée aux caprices de la météo. Cette incertitude résume parfaitement la situation catastrophique que vit le club depuis maintenant deux mois.

Deux mois sans compétition officielle

Cela fait exactement deux mois que les Boïens n'ont plus joué en compétition officielle. Leur dernier match remonte au 17 janvier à Saint-Jean-de-Luz, où ils se sont inclinés 2-0. Depuis cette date, ils enchaînent les reports de matchs, créant un retard considérable dans le calendrier.

Avec seulement douze parties disputées, les Boïens accusent désormais cinq rencontres de retard sur l'Arin Luzien, qui avec dix-sept matchs joués est la formation de la poule ayant le plus d'activité. « Cela devient plus que problématique », déplore Alain Forgit, le technicien boïen.

Un calendrier qui devient « démentiel »

Le coach boïen s'inquiète particulièrement de l'accumulation des matchs à rattraper. « Le calendrier va devenir démentiel. On va certainement nous obliger à jouer en semaine pour rattraper certaines rencontres. Ça va être une difficulté de plus à gérer », explique-t-il.

La situation est d'autant plus préoccupante que l'équipe est pratiquement à l'arrêt depuis trop longtemps. « Nos terrains d'entraînement sont fermés toutes les semaines. Je passe des heures au téléphone pour essayer de trouver des solutions de repli mais c'est très compliqué », confie Alain Forgit.

Des joueurs en repos forcé

L'absence d'entraînement régulier pose des problèmes majeurs de préparation physique. « Sans entraînement depuis si longtemps, c'est comme si nous redémarrions à zéro au niveau physique », constate le technicien.

La différence avec les équipes disposant de pelouses synthétiques, qui peuvent s'entraîner trois à quatre fois par semaine, se creuse chaque jour. Mais au-delà de l'aspect compétitif, c'est la santé des joueurs qui inquiète le coach. « Je me pose la question de l'intégrité physique des joueurs. Sans entraînement, le risque de blessure dès que nous allons jouer va être accru ».

Une situation critique pour l'effectif

Pour une équipe comme les Boïens, dont l'effectif est déjà limité, cette situation pourrait devenir insoluble. « Pour une équipe comme la nôtre, dont l'effectif est plus que limité, cela va être problématique voire devenir insoluble », prévient Alain Forgit.

Le match contre Boé-Bon-Encontre : « notre Coupe d'Europe »

Samedi à 19 heures, les Boïens doivent théoriquement recevoir Boé-Bon-Encontre pour rattraper la seconde journée de championnat. Ironiquement, ils devront se déplacer chez ce même adversaire le week-end suivant pour la 16e journée.

« C'est notre Coupe d'Europe à nous », s'amuse le coach boïen. « C'est un concurrent direct pour le maintien que nous devons affronter en match aller-retour sur deux week-ends d'affilée ».

Une incertitude permanente

Mais même cette double confrontation reste incertaine. « Enfin, ça, c'est sur le papier, car si notre terrain d'honneur reste ouvert pour le moment, rien ne garantit qu'il le soit encore samedi pour le match », tempère le technicien.

La situation est similaire chez l'adversaire. « Pour avoir eu le coach de Boé au téléphone, ils sont dans la même configuration que nous. Il m'a déjà prévenu qu'ils feraient tout pour nous recevoir le 21 février, quitte à jouer sur un véritable terrain de boue. Nous en sommes là malheureusement ».

Une remise en question plus large

Cette situation pose des questions fondamentales sur la pratique du football de compétition dans la région. Les structures des clubs ne sont souvent pas adaptées aux conditions météorologiques actuelles.

Les épisodes pluvieux à répétition, devenus monnaie courante chaque saison, plongent les clubs dans des situations inextricables. Ces problèmes récurrents entraînent des difficultés majeures dans l'organisation des compétitions officielles, remettant en cause la viabilité même du football amateur dans certaines régions.

La crise que traversent les Boïens n'est donc pas isolée, mais révélatrice d'un problème structurel plus large qui affecte de nombreux clubs de football amateur confrontés aux aléas climatiques et à des infrastructures inadaptées.