Violences lors d'une demi-finale féminine : plainte déposée après des incidents
Violences en match féminin : plainte déposée après incidents

Une demi-finale féminine émaillée de violences et de tensions

Ce dimanche 15 mars à Tonnay-Charente, la demi-finale de la coupe féminine senior à 8 opposant l'Entente Sportive Tonnacquoise Lussantaise (ESTL) à l'AS Saint-Georges-des-Coteaux a malheureusement pris une tournure bien éloignée des valeurs sportives fondamentales. Si sur le terrain, l'ESTL s'est imposée sur le score de 2-1 et se qualifie ainsi pour la finale prévue fin mai face à Jonzac, c'est un déferlement inquiétant de violences verbales et physiques qui retient aujourd'hui l'attention des autorités sportives et judiciaires.

Des incidents graves autour d'une ancienne joueuse

Le conflit s'est notamment cristallisé autour de Johany Joulain, ancienne joueuse de Tonnay-Charente ayant rejoint les rangs de Saint-Georges-des-Coteaux. Selon plusieurs témoins présents lors de la rencontre, cette joueuse aurait été la cible d'insultes répétées, mais aussi de crachats et de jets de mouchoirs pendant toute la durée du match. Johany Joulain confirme ces faits et précise être allée s'expliquer auprès du président de l'ESTL, Dimitri Herribery, immédiatement après la fin de la rencontre. C'est à ce moment précis qu'elle affirme avoir été prise à partie de manière violente par des supportrices tonnacquoises.

Une plainte officielle déposée pour violences

Face à ces événements, Johany Joulain a officiellement déposé plainte auprès des services de police pour violences aggravées. Dans sa déclaration, elle décrit avoir été saisie brutalement au cou par un supporter adverse, puis poussée et insultée par la fille de ce dernier. La joueuse indique également avoir été bousculée violemment à la poitrine par une seconde fille d'un dirigeant de son ancien club, l'ESTL. Ces accusations graves jettent une ombre sur le déroulement de cette rencontre sportive.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des versions radicalement opposées entre les protagonistes

Face à ces accusations détaillées, le président de l'ESTL, Dimitri Herribery, présente une version des faits radicalement différente. « Il n'y a absolument pas eu de bagarre », affirme-t-il catégoriquement. Selon sa déclaration, seules « deux joueuses se sont un peu chamaillées mais il n'y a pas eu de coups donnés ». Il soutient qu'au coup de sifflet final, ses supporteurs se sont simplement contentés de « féliciter nos joueuses » et rejette entièrement la responsabilité des violences sur son ancienne licenciée. Dimitri Herribery va même plus loin en accusant Johany Joulain de l'avoir agressé physiquement, déclarant : « elle m'a pris par le col devant tout le monde ».

L'examen imminent par les instances disciplinaires

Les instances du football local vont se pencher sérieusement sur ces incidents conflictuels au cours de la semaine. La commission de discipline départementale examinera cette affaire délicate ce mercredi 18 mars. Elle aura pour mission de statuer sur d'éventuelles sanctions disciplinaires après avoir entendu chaque partie mise en cause dans ces débordements regrettables. Cette décision sera cruciale pour préserver l'intégrité et les valeurs du football féminin dans la région.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale