Qualif USA vue du Texas : ambiance molle et rodéo sur écran
USA vue du Texas : ambiance molle et rodéo sur écran

Le 2 juillet 2026, le Texas a vibré au rythme de la qualification de l'équipe des États-Unis (Team USA) pour la Coupe du monde 2026. Mais l'ambiance, contrastée, reflète les divisions culturelles et sportives de l'État. À Houston, Dallas ou San Antonio, les supporters mexicains étaient souvent plus nombreux et plus bruyants que les fans américains, comme en témoigne ce reportage de Libération.

Une ferveur américaine en demi-teinte

Dans un bar de Houston, le match décisif contre le Costa Rica était retransmis sur écran géant. Pourtant, seuls quelques dizaines de supporters arboraient le maillot américain. « Ici, les Mexicains sont davantage soutenus », constate Maria, une habitante de la ville. Les chants en espagnol dominaient, rappelant que la communauté hispanique est majoritaire dans de nombreuses zones urbaines du Texas. Selon une étude locale, environ 40 % des Texans sont d'origine mexicaine, ce qui explique cette ferveur pour El Tri, même lors d'un match des États-Unis.

Rodéo et patriotisme alternatif

Parallèlement, dans les zones rurales, la qualification a été célébrée de manière atypique. À Fort Worth, un rodéo géant a été organisé, mêlant sport équestre et football. « On aime le foot, mais on aime surtout notre pays à notre manière », explique John, un cow-boy local. L'événement a attiré plus de 5 000 personnes, selon les organisateurs. Les écrans géants diffusaient le match entre deux courses de chevaux, créant une ambiance unique. « C'est le Texas, on fait les choses différemment », ajoute-t-il.

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Un engouement mesuré pour le Mondial 2026

La qualification de Team USA pour la Coupe du monde 2026, dont le pays sera co-organisateur avec le Canada et le Mexique, n'a pas déclenché l'enthousiasme escompté. Dans les écoles, les discussions étaient limitées, et les médias locaux ont davantage couvert le rodéo que le match. « Les Américains ne sont pas encore un pays de foot », analyse un sociologue interrogé par Libération. « Le soccer reste un sport de niche, malgré les progrès de la MLS et la présence de stars comme Christian Pulisic. »

Une victoire arrachée dans la douleur

Sur le terrain, les États-Unis se sont imposés 2-1 grâce à un but décisif de Folarin Balogun à la 87e minute. « C'était un match difficile, mais on a montré du caractère », a déclaré l'entraîneur Gregg Berhalter en conférence de presse. Le public texan, lui, a réservé ses plus vifs applaudissements aux joueurs mexicains présents dans le stade, comme le gardien Guillermo Ochoa, venu soutenir son pays d'origine. « Le football est une affaire de cœur, et ici, le cœur bat souvent pour le Mexique », conclut un commentateur sportif local.

Quel avenir pour le foot au Texas ?

Malgré cette ambiance mollassonne, la qualification pourrait stimuler l'intérêt pour le soccer dans l'État. La Coupe du monde 2026 prévoit plusieurs matchs à Dallas et Houston. Les autorités espèrent attirer de nouveaux fans. « On travaille avec les écoles pour développer la pratique », indique un responsable de la fédération texane de football. Mais le chemin est long : le football américain et le baseball restent les sports rois. « Le rodéo, c'est notre Super Bowl », plaisante un spectateur.

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