Trump, Balogun et la Fifa : le scandale qui ébranle le Mondial 2026
Trump, Balogun, Fifa : le scandale du Mondial 2026

Le Mondial 2026 tient son premier scandale. L'attaquant américain Folarin Balogun, initialement suspendu pour un carton rouge reçu lors du seizième de finale contre la Bosnie-Herzégovine, a finalement été autorisé à jouer le huitième de finale contre la Belgique, après l'intervention directe du président américain Donald Trump auprès du président de la Fifa, Gianni Infantino.

Une suspension réexaminée après un appel de Trump

Deux sources proches du dossier ont confirmé dimanche 5 juillet à l'AFP que Trump avait appelé Infantino mercredi, quelques heures après l'exclusion de Balogun, pour demander un réexamen de la sanction. La commission de discipline de la Fifa a alors modifié la peine : le match de suspension ferme a été commué en « un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an ». Balogun, meilleur buteur de Team USA dans ce Mondial, pourra donc être aligné mardi à 2 heures (heure française) à Seattle face aux Diables rouges.

« Merci à la Fifa d'avoir fait ce qu'il fallait et d'avoir réparé une grande injustice ! », a réagi Trump sur sa plateforme Truth Social peu après l'annonce.

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La Belgique dénonce une ingérence politique

La fédération belge (URBSFA) a exprimé sa « stupéfaction » dans un communiqué, rappelant que le code disciplinaire de la Fifa prévoit qu'un carton rouge entraîne « automatiquement une suspension pour le match suivant ». Elle souligne que cette règle a été appliquée pour tous les cartons rouges distribués jusqu'à présent et que la Fifa elle-même avait rappelé cette automaticité avant la compétition. La fédération examine « toutes les options potentielles ».

Le sélectionneur français des Diables rouges, Rudi Garcia, a ironisé en conférence de presse : « Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la Fifa. » Son gardien Thibault Courtois s'est dit inquiet d'un « précédent dangereux et bizarre ». La ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jacqueline Galant, a tweeté : « La vraie force, c'est de gagner avec fair-play (et en respectant toutes les règles). C'est ce que la Belgique fera demain (lundi). Allez les Diables, plus que jamais, tout le Pays est derrière vous. »

Le parti socialiste belge (opposition) a dénoncé : « Shame on you ! Quand l'argent fait la loi, le mondial perd toute crédibilité. Adapter les règles pour faire plaisir à Trump, tenter de tricher pour gagner, quelle image déplorable de la Fifa, du Mondial de foot et pour les Etats-Unis. »

Team USA défend la décision

Le sélectionneur argentin des États-Unis, Mauricio Pochettino, a salué la décision : « C'est une décision juste car il n'aurait pas dû y avoir carton rouge. Nous ne sommes pas les victimes, mais nous ne sommes pas non plus les méchants dans cette affaire. »

Balogun avait été exclu pour avoir marché sur la jambe du défenseur bosnien Tarik Muharemovic à la réception d'un saut. Vendredi, il avait déclaré aux journalistes qu'il devait « juste accepter » ce carton rouge.

L'affaire avait pris un tour politique dès jeudi, lorsque le secrétaire d'État américain Marco Rubio avait déclaré que les États-Unis « se sont fait entuber avec ce carton rouge » et qu'il faudrait une procédure d'appel.

Donald Trump, discret depuis le début du Mondial, n'a assisté à aucun match mais doit remettre le trophée au vainqueur de la finale le 19 juillet avec Gianni Infantino.

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